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Liban

Nahnoo au mohafez de Beyrouth : Arrêtez les constructions à Ramlet el-Baïda !

La carte publiée hier par Nahnoo, qui montre les dispositions suivant le décret 4811 de 1966, régissant le littoral de Moussaïtbé. Photo fournie par Nahnoo

À la suite du scandale des travaux de transport de sable de mer de la plage de Ramlet el-Baïda (voir L'OLJ du 5 octobre), l'association Nahnoo a adressé hier une lettre ouverte au mohafez de Beyrouth Ziad Chbib lui demandant « d'arrêter immédiatement tous les travaux sur la dernière plage publique de Beyrouth ».
Le mohafez, rappelons-le, avait autorisé des travaux sur des terrains à l'extrême sud de la plage, dans le cadre du projet d'Eden Rock, arguant du fait que les terrains ne font pas partie des biens-fonds publics maritimes (L'OLJ du 5 octobre). Nahnoo a voulu prouver, dans sa lettre ouverte publiée hier, documents à l'appui, que les terrains en question « ne sont pas constructibles » suivant un article du décret 4811, datant du 24 juin 1966, régissant ce qu'on appelle « la zone 10 » du littoral de Beyrouth. Ces terrains ont ainsi, selon l'association, le même statut que les terrains plus proches de la mer, en d'autres termes des biens-fonds publics maritimes. Suivant la longue documentation présentée par l'association, les terrains portant les numéros 3689, 3690, 3691 et 3692, au centre du scandale, sont régis par les mêmes règles d'urbanisme que tous les autres terrains dits du littoral de Moussaïtbé.
De plus, le décret mentionné plus haut, selon Nahnoo, « empêche toute construction sur toute la partie s'étendant de la corniche maritime et jusqu'à la côte », c'est-à-dire en bas de la route. L'association rappelle que les décrets concernant la zone 10 ont été annulés à deux reprises, en 1995 et en 2005, pour ouvrir la voie à des exceptions sur la côte, mais souligne que « les annexes, elles, n'ont pas été annulées », déduisant que ces terrains restent donc régis par les règles en vigueur pour toute la zone 10, c'est-à-dire non constructibles.
« La construction sur les terrains en question est par conséquent illégale, insiste la lettre de l'association. Voilà pourquoi nous demandons au mohafez de généraliser l'interdiction des travaux sur la plage de Ramlet el-Baïda sans plus tarder. » Nahnoo rappelle que cet espace public, l'un des derniers restants de la capitale, fait l'objet de convoitises depuis des décennies, mettant en avant la nécessité de le préserver et de le garder ouvert au public.

À la suite du scandale des travaux de transport de sable de mer de la plage de Ramlet el-Baïda (voir L'OLJ du 5 octobre), l'association Nahnoo a adressé hier une lettre ouverte au mohafez de Beyrouth Ziad Chbib lui demandant « d'arrêter immédiatement tous les travaux sur la dernière plage publique de Beyrouth ».Le mohafez, rappelons-le, avait autorisé des travaux sur des terrains à l'extrême sud de la plage, dans le cadre du projet d'Eden Rock, arguant du fait que les terrains ne font pas partie des biens-fonds publics maritimes (L'OLJ du 5 octobre). Nahnoo a voulu prouver, dans sa lettre ouverte publiée hier, documents à l'appui, que les terrains en question « ne sont pas constructibles » suivant un article du décret 4811, datant du 24 juin 1966, régissant ce qu'on appelle « la zone 10 » du littoral de Beyrouth....
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