Le 26 juillet 2016, deux djihadistes interrompent la messe matinale célébrée quotidiennement en l'église Saint-Étienne, à Saint-Étienne du Rouvray, dans la banlieue de Rouen. Y participent trois religieuses et trois laïcs, dont un couple, Guy et Janine Coponet. Après une macabre mise en scène, ils égorgent le célébrant, l'abbé Jacques Hamel, puis tentent de tuer Guy Coponet. Ils sont abattus en sortant de l'église. Guy et Janine Coponet, qui n'avaient jamais voulu répondre aux questions des journalistes, ont accepté de recevoir Famille chrétienne.
Guy Coponet, vous devriez être mort ?
Oui. Ils m'ont frappé de trois coups de couteau, au bras, au dos et à la gorge. L'urgentiste qui m'a soigné m'a dit : « Il y avait une main divine sur vous, car aucun des coups n'a touché un organe vital. Or ce n'était vraiment pas loin... C'est comme un miracle ! »
Quel fut le plus dur pour vous dans cette épreuve ?
Filmer. Les deux jeunes tueurs m'ont attrapé par le « colbach », m'ont mis une caméra dans les mains et m'ont dit : « Papy, tu filmes. » Ils venaient même vérifier la qualité des images et constater que je ne tremblais pas trop.
Vous avez fait semblant d'être mort
J'ai cru que j'étais mort. Alors ça ne m'a pas été très difficile de faire semblant (sourire).
Vous étiez vous-même dans un grand désert ?
C'est le moins qu'on puisse dire (rires) ! J'étais convaincu que j'allais mourir, mais je priais. Je contemplais ma vie, et j'étais tranquille. Je n'ai jamais été aussi serein. En fait, c'était un moment de grand bonheur.
Vous allez faire des envieux ! Vous avez un « mode d'emploi » pour bien mourir ?
L'abandon. L'abandon total...
(extrait de Famille chrétienne. www.famillechrétienne.fr)
Guy Coponet, vous devriez être mort ?Oui. Ils m'ont frappé de trois coups de couteau, au bras, au dos et à la gorge. L'urgentiste qui m'a soigné m'a dit : « Il y avait une main divine sur vous, car aucun des coups n'a touché un organe vital. Or ce n'était vraiment...

