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Liban - Ong

Cinquième anniversaire d’Abaad : la violence n’est pas synonyme de virilité

Les conférenciers à la réunion nationale de la lutte contre la violence domestique.

À l'occasion du cinquième anniversaire de l'ONG Abaad, une conférence intitulée « La réunion nationale autour de la lutte contre la violence contre les femmes et les filles au Liban, entre législation et application » a été organisée hier à la Maison de l'avocat à Beyrouth.
« La vision principale d'Abaad serait de présenter une version différente de l'activisme féministe civil, qui repose essentiellement sur la revendication des droits et l'application au sein de chaque foyer des valeurs que l'on cherche à diffuser ailleurs », a lancé la directrice de l'ONG Ghida Inani.
« Dans un pays de diversité, la monopolisation ne mène nulle part. Trouver des solutions à des crises telles que la violence contre les femmes nécessiterait un diagnostic des raisons à l'origine des phénomènes. Dans le domaine du travail humaniste civil, le monopole et l'exclusivité de la défense de la cause sont dénoncés », a-t-elle ajouté.
La présidente du comité de la femme au sein de l'ordre des avocats, Asma Dagher Hamadé, a assuré que le comité a déployé tous ses efforts pour le projet de loi sur la protection des femmes de la violence domestique. « Nous en sommes maintenant au stade de l'application de cette loi », a-t-elle indiqué.
Qu'est-ce que la loi de la protection de la femme, ou loi 293 ? La présidente du comité explique que le texte comprend deux volets. « Le premier concerne la sanction, dans le sens où certains crimes relatifs au sujet sont plus sévèrement sanctionnés, et la violence contre la femme est interdite », précise-t-elle, avant de poursuivre : « Le second est relatif à la protection des femmes qui peuvent solliciter l'aide si elles se sentent menacées. »
Mme Hamadé a admis que « malgré l'entrée en vigueur de la loi, son application se heurte à plusieurs obstacles : l'intervention des communautés religieuses qui se considèrent comme étant les seules parties compétentes pour régler les affaires de famille ; la société patriarcale qui justifie et encourage la violence contre la femme; le pouvoir de la tradition et de la culture qui empêche les femmes de rapporter les violences commises envers elles et les maintient soumises à leurs agresseurs ; et les autorités qui refusent de créer un organisme spécial pour les affaires de violence domestique ».
« La société civile et les ONG féministes constituent le moteur principal de la lutte contre la violence contre les femmes, ses motifs sociaux et la société patriarcale qui considère la violence comme un signe de virilité », a estimé Ikbal Doughan, la présidente du Conseil libanais des femmes.

À l'occasion du cinquième anniversaire de l'ONG Abaad, une conférence intitulée « La réunion nationale autour de la lutte contre la violence contre les femmes et les filles au Liban, entre législation et application » a été organisée hier à la Maison de l'avocat à Beyrouth.« La vision principale d'Abaad serait de présenter une version différente de l'activisme féministe civil, qui repose essentiellement sur la revendication des droits et l'application au sein de chaque foyer des valeurs que l'on cherche à diffuser ailleurs », a lancé la directrice de l'ONG Ghida Inani.« Dans un pays de diversité, la monopolisation ne mène nulle part. Trouver des solutions à des crises telles que la violence contre les femmes nécessiterait un diagnostic des raisons à l'origine des phénomènes. Dans le domaine du travail...
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