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Moyen Orient et Monde - Conflit

La coalition arabe veut un règlement d’ensemble au Yémen

Les forces loyales au président Hadi défilent à Taez. Ahmad el-Bacha/AFP

La coalition militaire arabe intervenant sous commandement saoudien pour soutenir les forces gouvernementales au Yémen a prôné hier un règlement politique d'ensemble et non une simple trêve, comme le proposait quelques heures plus tôt un dirigeant des rebelles yéménites houthis.
Saleh el-Sammad, président du Conseil politique suprême, un organe non reconnu créé en août par les rebelles pour « diriger le pays », avait auparavant proposé une trêve à la frontière avec l'Arabie saoudite en contrepartie d'un arrêt des raids aériens contre la rébellion. Dans son offre, M. Sammad a demandé à Riyad « un arrêt de l'agression terrestre, aérienne et navale, une cessation des raids aériens et la levée du blocus imposé à notre pays, en échange d'un arrêt des opérations de combat à la frontière et des tirs de missiles en territoire saoudien » par les rebelles.
« Je pense qu'il ne s'agit pas d'une (proposition de) cessez-le-feu », a déclaré à l'AFP le porte-parole saoudien de la coalition militaire arabe, le général Ahmad Assiri. Et pour cause, a-t-il ajouté, les rebelles « refusent » de répondre positivement à l'initiative de paix annoncée le 25 août par le secrétaire d'État américain John Kerry. « S'ils (les houthis) veulent un cessez-le-feu, ils savent ce qu'ils ont à faire », a répliqué le général Assiri, en se référant au plan de paix de M. Kerry.
Celle-ci prévoit la participation des houthis, alliés aux partisans de l'ancien président du Yémen Ali Abdallah Saleh et accusés d'être soutenus par l'Iran, à un gouvernement d'union nationale, en échange de leur retrait de la capitale Sanaa et de vastes zones du Nord, ainsi que la remise des armes lourdes. Fin août, l'émissaire de l'Onu Ismaïl Ould Cheikh Ahmad avait souligné que le retour à un cessez-le-feu était « essentiel » pour espérer reprendre des négociations autour d'un nouveau plan de paix.
Les combats se sont intensifiés au Yémen, notamment à la frontière saoudienne, après la suspension le 6 août de trois mois et demi de pourparlers de paix qui se sont tenus sans succès au Koweït sous l'égide de l'Onu. Le pays est déchiré depuis 18 mois par une guerre civile qui oppose les rebelles aux forces loyales au chef de l'État Abd Rabbo Mansour Hadi. Le conflit au Yémen, qui a généré une grave crise humanitaire, a fait plus de 6 600 morts et déplacé au moins trois millions de civils, selon l'Onu.
Par ailleurs, un chef local d'el-Qaëda a été tué hier dans un accrochage avec l'armée dans la province méridionale d'Abyane, un des fiefs du réseau jihadiste, selon des sources des services de sécurité. Abdallah Habibat a trouvé la mort dans un raid mené à l'aube par des militaires contre sa maison dans la banlieue de la ville de Loder, ont précisé ces sources, ajoutant qu'un de ses gardes du corps a été blessé et un autre arrêté. Le raid a donné lieu à un échange de tirs qui a coûté la vie à un soldat et un autre a été blessé, ont indiqué les mêmes sources.
Enfin, les autorités yéménites ont annoncé hier avoir expulsé au moins 220 migrants africains, principalement des Éthiopiens, qui résidaient illégalement à Aden. Selon un responsable de sécurité à Aden, ils ont été arrêtés durant les deux dernières semaines et mis sur un bateau qui a quitté hier la grande ville portuaire du sud du pays pour la Somalie. C'est depuis ce pays qu'ils étaient apparemment venus au Yémen.
(Source : AFP)

La coalition militaire arabe intervenant sous commandement saoudien pour soutenir les forces gouvernementales au Yémen a prôné hier un règlement politique d'ensemble et non une simple trêve, comme le proposait quelques heures plus tôt un dirigeant des rebelles yéménites houthis.Saleh el-Sammad, président du Conseil politique suprême, un organe non reconnu créé en août par les rebelles pour « diriger le pays », avait auparavant proposé une trêve à la frontière avec l'Arabie saoudite en contrepartie d'un arrêt des raids aériens contre la rébellion. Dans son offre, M. Sammad a demandé à Riyad « un arrêt de l'agression terrestre, aérienne et navale, une cessation des raids aériens et la levée du blocus imposé à notre pays, en échange d'un arrêt des opérations de combat à la frontière et des tirs de...
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