L'armée a annoncé jeudi avoir arrêté l'« émir du groupe État islamique » (EI) à Aïn el-Héloué, au Liban-Sud, alors que la tension est montée d'un cran ces derniers jours dans le camp de réfugiés palestiniens après l'assassinat d'un chauffeur de taxi.
« Les services de renseignements ont réussi à arrêter, à Aïn el-Héloué, le Palestinien Imad Yassine connu comme étant l'émir de Daech (acronyme arabe de l'EI) dans le camp », a annoncé la direction d'orientation de l'armée dans un communiqué. « Plusieurs mandats d'arrêt étaient émis à l'encontre de Yassine qui préparait des attentats terroristes contre des postes de l'armée, des lieux touristiques et commerciaux, et des zones d'habitations dans plusieurs régions libanaises », ajoute le texte. Selon l'institution militaire, « Imad Yassine a été aidé par des organisations terroristes se trouvant hors du Liban ».
« Des membres des renseignements de l'armée se sont introduits dans un quartier de ce camp situé près de Saïda et l'ont arrêté », a rapporté en soirée l'AFP. Une source palestinienne a également noté à l'agence qu'« en dépit de son titre, Imad Yassine ne se trouvait pas à la tête des membres armés de l'EI » à Aïn el-Héloué, a indiqué à l'AFP une source palestinienne, sous le couvert de l'anonymat.
Yassine est né dans le camp palestinien de Mié Mié et habite celui de Aïn el-Héloué. Il faisait partie de la Ousbat el-Ansar, avant de s'en démarquer en 2003 pour former le groupement islamiste Jund el-Cham. Il a fait l'objet d'une tentative d'assassinat en 2008.
L'arrestation de Imad Yassine intervient au lendemain d'affrontements entre des partisans d'un caïd du camp, Bilal Badr, et des membres du mouvement Fateh, dans la nuit de mercredi à jeudi. Selon des informations rapportées par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des mitrailleuses, des grenades et des roquettes ont été utilisées. Au moins une maison a brûlé du fait des affrontements.
Alors qu'un calme précaire régnait dans la journée d'hier dans le camp, l'arrestation de Imad Yassine a provoqué une brève reprise des affrontements. Selon l'Ani, les habitants ont profité de cette accalmie pour fuir le camp par crainte que la situation ne se dégrade. L'armée a de son côté renforcé les mesures de sécurité à l'entrée du camp et fouillé ceux qui y entrent et en sortent. Selon une information rapportée par la LBCI, une grenade sonore a été lancée contre un poste de la troupe se trouvant à l'entrée du camp. Toujours selon la chaîne, Bilal Badr aurait incité ses partisans à attaquer l'armée libanaise.
Ce regain de tension intervient après le décès d'un chauffeur de taxi, Simon Taha, dans le camp. Il avait été tué par balle, lundi dernier, dans la rue al-Fawkani, alors qu'il était au volant de sa voiture. Une grève générale pour protester contre cet assassinat s'était poursuivie mercredi, pour la deuxième journée consécutive, dans le camp. Les commerces, les écoles et les institutions de l'Unrwa avaient observé une fermeture totale, à l'appel des comités populaires.
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« Les services de renseignements ont réussi à arrêter, à Aïn el-Héloué, le Palestinien Imad Yassine connu comme étant l'émir de Daech (acronyme arabe de l'EI) dans le camp », a annoncé la direction d'orientation de l'armée dans un communiqué. « Plusieurs mandats d'arrêt étaient émis à l'encontre de Yassine qui préparait des attentats terroristes contre des postes de l'armée, des lieux touristiques et commerciaux, et des zones d'habitations dans plusieurs régions libanaises », ajoute le texte. Selon l'institution militaire, « Imad Yassine a...


On va encore crier au scandale et le faire libérer de force???
08 h 51, le 23 septembre 2016