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Liban - Les Archives Racontent...

Les « mariages interdits » : un kilo de riz imposé à l’achat de chaque kilo de sucre

Dans « L'Orient-Le Jour » du 21 septembre 1974

Que vous le vouliez ou pas, vous devez acheter du riz, si vous désirez du sucre.

Les « mariages interdits » ont commencé dans le commerce du sucre. Quelques jours après la décision prise en Conseil des ministres (...) d'avancer à l'OCBS 50 millions de LL dans le but de parer à la pénurie de sucre, le consommateur s'est vu forcé à de drôles de contrats.
À Beyrouth, comme dans tout le Liban, les commerçants lui imposent l'achat d'un kilo de riz pour chaque kilo de sucre vendu. Il s'agit, disent-ils, du « riz égyptien imposé par le ministère de l'Économie nationale ». Celui-ci n'accepterait de livrer un sac de sucre que si le commerçant est disposé à acquérir un sac de riz. (...)
Ainsi l'État, qui prétend vouloir protéger le consommateur et le producteur, pense à « rentrer dans ses frais » autrement qu'en dépensant les millions à l'OCBS. En outre, il favorise les initiatives malhonnêtes de certains commerçants, qui écoulent ainsi des marchandises invendables en prenant prétexte de la décision de l'État. D'ailleurs ce dernier n'aurait-il pas donné l'exemple en imposant ces « contrats mariages » interdits par la loi? (...)
Où irait-on (...) si ces contrats mariages devenaient polygames et qu'avec le sucre et le riz on aurait droit (un droit forcé, bien sûr) au savon, au café et autres lentilles ?

M. L.

Les « mariages interdits » ont commencé dans le commerce du sucre. Quelques jours après la décision prise en Conseil des ministres (...) d'avancer à l'OCBS 50 millions de LL dans le but de parer à la pénurie de sucre, le consommateur s'est vu forcé à de drôles de contrats.À Beyrouth, comme dans tout le Liban, les commerçants lui imposent l'achat d'un kilo de riz pour chaque kilo de sucre vendu. Il s'agit, disent-ils, du « riz égyptien imposé par le ministère de l'Économie nationale ». Celui-ci n'accepterait de livrer un sac de sucre que si le commerçant est disposé à acquérir un sac de riz. (...)Ainsi l'État, qui prétend vouloir protéger le consommateur et le producteur, pense à « rentrer dans ses frais » autrement qu'en dépensant les millions à l'OCBS. En outre, il favorise les initiatives...
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