Angela Merkel a reconnu lundi des erreurs commises dans la politique migratoire et promis de tout faire pour que le chaos de l'automne 2015 en Allemagne ne se reproduise pas, au lendemain d'un nouveau revers électoral pour son parti.
"Si je pouvais, je remontrais le temps de plusieurs années en arrière afin de pouvoir, avec le gouvernement et les autres décideurs, mieux nous préparer à la situation qui nous a pris un peu de court à la fin de l'été 2015", lorsque des dizaines de milliers de réfugiés ont afflué en Allemagne, a déclaré à la presse la chancelière allemande.
Si elle a de nouveau défendu, la jugeant "totalement justifiée", sa décision controversée d'ouvrir les frontières de son pays début septembre 2015 aux réfugiés fuyant notamment la guerre civile en Syrie, notamment pour des raisons humanitaires, elle a esquissé un début de mea culpa.
"Dieu sait à quel point nous n'avons pas pris que de bonnes décisions au cours des dernières années", a-t-elle déclaré à la presse, soulignant en particulier que l'Allemagne n'avait "pas été championne du monde de l'intégration" des migrants.
Mme Merkel a promis de "mieux expliquer" à l'opinion sa politique en matière d'intégration, alors que son parti (CDU) a enregistré dimanche son pire résultat dans une élection régionale à Berlin, n'obtenant que 17,6% des suffrages, deux semaines après avoir été humilié dans un scrutin similaire dans le nord-est du pays.
A contrario, le mouvement de droite populiste Alternative pour l'Allemagne (AfD) capitalise sur le mécontentement d'une partie des électeurs à l'égard des réfugiés. Le parti a obtenu 14,2% des voix dans la capitale allemande et est en bonne voie de s'ancrer durablement à la droite de la CDU dans le paysage politique national.
Comme elle l'avait fait dans une interview au cours du week-end, la chancelière a de nouveau promis lundi de ne plus utiliser son slogan volontariste et rassurant à l'adresse des Allemands en matière d'accueil des réfugiés - "nous y arriverons!" - qui lui vaut aujourd'hui les critiques de ses adversaires.
Ce slogan est devenu "une formule creuse" à force d'être répétée et irrite nombre d'Allemands, a-t-elle reconnu.
"Si je pouvais, je remontrais le temps de plusieurs années en arrière afin de pouvoir, avec le gouvernement et les autres décideurs, mieux nous préparer à la situation qui nous a pris un peu de court à la fin de l'été 2015", lorsque des dizaines de milliers de réfugiés ont afflué en Allemagne, a déclaré à la presse la chancelière allemande.
Si elle a de nouveau défendu, la jugeant "totalement justifiée", sa décision controversée d'ouvrir les frontières de son pays début septembre 2015 aux réfugiés fuyant notamment la guerre civile en Syrie, notamment pour des raisons humanitaires,...

