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Liban

Gemayel et Sleiman appellent, une fois de plus, à l’élection sans délai d’un président

Réunion des deux anciens présidents à Yarzé.

Les deux anciens présidents de la République, Amine Gemayel et Michel Sleiman, se sont entretenus hier à la résidence de M. Sleiman à Yarzé des menaces qui pèsent sur le pays en raison de la vacance à la tête de l'État, de la crise des réfugiés syriens et de leur éventuelle implantation. Ils ont également souligné l'importance de la conformité au pacte national et à la Constitution.
Prenant la parole à l'issue de l'entretien, le président Gemayel a souligné que « le dialogue est indispensable alors que le pays traverse une étape fort difficile et l'atmosphère y est dramatique, voire suicidaire ». « Il est impératif de trouver des solutions pratiques capables de sauver le Liban », a-t-il déclaré.
« Nous entendons parler beaucoup aujourd'hui de la conformité au pacte national sous l'angle de la surenchère», a relevé le président Gemayel. «Il est dommage aussi que ce sujet soit considéré de façon discrétionnaire. Personne n'est contre la conformité au pacte national, qui figure dans la Constitution et qui fait partie de nos traditions nationales. À mon avis, la conformité au pacte national inclut la notion de souveraineté. Mais avons-nous une seule notion de la souveraineté dans ce cadre, surtout qu'elle inclut le dossier des armes (qui devraient être uniquement détenues par l'armée libanaise), la présence de l'État sur tout le territoire libanais et la reconstruction des institutions ? » a-t-il demandé.
M. Gemayel est revenu à 1943, l'année de l'indépendance du Liban, quand le pacte national avait été adopté, soulignant qu'à « l'époque le Liban était un pays neutre, entre l'Orient et l'Occident. Sommes-nous aujourd'hui tous d'accord sur la politique étrangère du Liban » ?
Le président Sleiman a, de son côté, dénoncé « la paralysie de l'État ainsi qu'un nouveau phénomène qui consiste à menacer de détruire tout le système en place ». « Il faut prendre trois points en considération, a-t-il dit. Premièrement : la conformité au pacte national n'est pas discrétionnaire, elle commence par l'élection d'un président de la République qui préserve la Constitution. » « Le deuxième point consiste à préserver la représentativité chrétienne dans le pays à travers une loi électorale juste, a souligné le président Sleiman. Mais comment peut-on adopter une loi électorale pour les prochaines législatives avant l'élection d'un président de la République » ?
Et d'ajouter : « Le troisième point est relatif aux réfugiés syriens. Il faut à tout prix éviter leur naturalisation et prendre une position ferme sur ce plan vis-à-vis de la communauté internationale. »
Par ailleurs, le parti Kataëb a publié un communiqué à l'issue de sa réunion hebdomadaire soulignant que « la conformité au pacte national commence par le refus de prêter allégeance à l'étranger et de lier le sort du Liban aux conflits dans la région ». Le texte a également appelé à « élire sans délai un président de la République ».

Les deux anciens présidents de la République, Amine Gemayel et Michel Sleiman, se sont entretenus hier à la résidence de M. Sleiman à Yarzé des menaces qui pèsent sur le pays en raison de la vacance à la tête de l'État, de la crise des réfugiés syriens et de leur éventuelle implantation. Ils ont également souligné l'importance de la conformité au pacte national et à la Constitution.Prenant la parole à l'issue de l'entretien, le président Gemayel a souligné que « le dialogue est indispensable alors que le pays traverse une étape fort difficile et l'atmosphère y est dramatique, voire suicidaire ». « Il est impératif de trouver des solutions pratiques capables de sauver le Liban », a-t-il déclaré.« Nous entendons parler beaucoup aujourd'hui de la conformité au pacte national sous l'angle de la...
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