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Culture

Littérature

Les six « talents à découvrir » de Cultura
Déjà en lice pour le Goncourt, les jeunes romanciers Gaël Faye et Leila Slimani ont été sélectionnés avec quatre autres jeunes auteurs parmi « les talents à découvrir » de la chaîne de librairies française Cultura.
Lauréat du prix du roman Fnac pour Petit pays (Grasset), Gaël Faye figure dans la première sélection du Goncourt, tandis que Leila Slimani a été retenue à la fois par le jury Goncourt et le jury du Renaudot pour son livre Une chanson douce (Gallimard).
Pendant un an, qu'ils décrochent ou non un prix littéraire, les livres de ces deux auteurs seront mis en avant dans les 70 librairies de Cultura partout en France.
Outre ces deux auteurs, l'enseigne a également prévu de soutenir les primo-romanciers Guy Boley pour Fils du feu (Grasset), Jérôme Chantreau pour Avant que naisse la forêt (Les escales), Niels Labuzan pour Cartographie de l'oubli (JC Lattès) et Gilles Marchand pour Une bouche sans personne (Aux forges de Vulcain).
Les six auteurs seront invités à des séances de dédicaces et Cultura s'engage à « garantir un volume d'achats significatif » des livres sélectionnés auprès des éditeurs.
Composé de lecteurs et d'employés du groupe, le jury de sélection de Cultura était présidé cette année par l'auteur de best-seller Gilles Legardinier, un des quatre auteurs français vendant le plus grand nombre de livres et qui publiera en octobre Le premier miracle, son premier roman publié chez Flammarion. Créés en 2003, les « Talents à découvrir » ont notamment permis de révéler, dès 2005, Delphine de Vigan (Renaudot et Goncourt des lycéens 2015), Jean-Michel Guénassia (Goncourt des lycéens 2009), Pierre Lemaitre (Goncourt 2013) ou encore Adrien Bosc (Grand prix du roman de l'Académie française 2014).

Les finalistes du Man Booker Prize
La masculinité, la musique classique pendant la révolution culturelle chinoise ou un meurtre dans l'Écosse du XIXe siècle figurent parmi les sujets traités par les six finalistes de l'édition 2016 du prestigieux Man Booker Prize annoncés à Londres.
Parmi eux, l'Américaine de 35 ans Ottessa Moshfegh, pour son premier roman Eileen. Publié en janvier en France aux éditions Fayard, il relate les souvenirs d'une vieille femme qui se remémore, avec un cynisme minutieux, la semaine qui a fait basculer sa vie cinquante ans plus tôt.
Selon l'éditeur français, il s'agit d'un « roman à la construction rigoureuse et à l'écriture incisive, où la tension devient peu à peu insoutenable ».
Parmi les cinq autres finalistes, figure l'Américain Paul Beatty pour The Sellout, une satire de la vie urbaine américaine, publiée en France sous le titre Moi contre les États-Unis d'Amérique aux éditions Cambourakis.
La Britannique Deborah Levy, qui a déjà été finaliste du Booker Prize pour Swimming Home, a, elle, été sélectionnée pour Hot Milk qui plonge dans une relation mère-fille intense sur fond de maladie au cœur d'un petit village espagnol de pêcheurs.
Son compatriote, l'Écossais Graeme Macrae Burnet, dépeint avec His Bloody Project de façon « douloureusement réaliste la pauvreté de la petite communauté rurale de Culduie dans les Highlands écossaises » au XIXe siècle, selon la présentation du jury.
Le Canado-Britannique David Szalay dessine, quant à lui, un portrait de la masculinité dans All That Man Is tandis que la Canadienne Madeleine Thien aborde, dans Do Not Say We Have Nothing, la musique classique pendant la révolution culturelle en Chine.

Nouveaux visages
« Les six finalistes reflètent la place centrale du roman dans la culture moderne dans sa capacité à défendre le non-conventionnel, à explorer l'inconnu et à aborder des sujets difficiles », a déclaré dans un communiqué la présidente du jury, l'historienne Amanda Foreman.
Elle a également confié que le jury a été « enthousiasmé par la volonté de tant d'auteurs de prendre des risques avec la langue et la forme ».
Pour Frances Gertler, responsable des contenus Internet des librairies Foyles, « le thriller historique de Burnet His Bloody Project serait un vainqueur populaire et accessible pour un genre qui est souvent négligé par ce prix ».
« L'approche intergénérationnelle de la révolution culturelle chinoise de Thien dans Do Not Say We Have Nothing a une profondeur impressionnante mais le moment est peut-être venu pour David Szalay et son portrait inspiré de la masculinité », estime-t-elle également.
« La tendance récente du Man Booker à révéler de nouveaux visages se poursuit », a-t-elle salué.
L'écrivain sud-africain et prix Nobel de littérature J.M. Coetzee, qui avait été sélectionné dans une première liste de 13 finalistes, n'a pas été retenu pour tenter de remporter un troisième Booker Prize.
Le Man Booker Prize, qui sera décerné le 25 octobre au meilleur roman original en langue anglaise, est un des prix littéraires les plus prestigieux au monde, qui garantit au gagnant une explosion des ventes et un lectorat mondial.
En 2015, Marlon James avait été le premier auteur jamaïcain à le remporter pour A Brief History of Seven Killings (Brève histoire de sept meurtres, publié en août en France aux éditions Albin Michel), un roman inspiré de faits réels qui décrit comment Bob Marley et son équipe se sont fait agresser juste avant un concert en 1976.
Le prix est ouvert depuis 2014 aux auteurs issus de l'ensemble du monde anglophone, alors qu'il était jusqu'en 2013 réservé aux romanciers britanniques, irlandais et aux ressortissants du Commonwealth. Mais les romans doivent toujours impérativement être publiés en Grande-Bretagne pour être éligibles.
En mai, l'auteure sud-coréenne Han Kang a remporté le Man Booker Prize International pour son roman The Vegetarian, qui relate la volonté d'une femme de « devenir une plante pour se sauver du côté obscur de l'être humain ». Le Man Booker Prize International récompense un ouvrage étranger traduit en anglais et publié au Royaume-Uni.

Toute la palette de l'érotisme...
Le prix Sade, le plus sulfureux des prix littéraires, décerné le 24 septembre, a rendu sa sélection 2016.
Parmi les auteurs retenus figure Romain Slocombe, en lice, avec un autre livre, pour le prix Goncourt. Les cinq livres sélectionnés sont :
– Des petites filles modèles, de Romain Slocombe (Belfond)
– L'Amour des femmes puissantes (Introduction à la viragophilie), de Noël Burch (Epel)
– Le Fol marbre, de Dennis Cooper (P.O.L.)
– Scènes du plaisir, la gravure libertine, de Patrick Wald-Lasowski (Cercle d'art)
– Un désir d'humain, les love doll au Japon, d'Agnès Giard (Les Belles lettres).
Le prix Sade est doté chaque année d'une œuvre originale remise au lauréat. L'artiste choisi pour cette année 2016 est Henri Maccheroni, décédé en mai 2016.
(Source : AFP)

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