Une femme avait été tuée et onze personnes avaient été blessées dans l’attentat.
Dans un communiqué officiel, la Sûreté générale a exposé les détails de l'enquête menée sur l'explosion de Ksara. Le communiqué rappelle que cet attentat avait coûté la vie à une femme de nationalité syrienne qui mendiait sur le bas-côté de la route, et qu'il a fait aussi 13 blessés. Les détails fournis par la Sûreté montrent qu'il s'agit d'une cellule extrémiste. L'un des suspects arrêtés a révélé avoir été chargé par le Syrien Aboul Baraa, installé en Turquie, d'inspecter des marchés et des places populaires à Nabatiyé, Sohmor, Yohmor, Machghara et Taalabaya, pour s'assurer qu'il est possible d'y placer des charges explosives. Avec des complices, dont deux ont été arrêtés, ils ont renoncé à ce projet pour différentes raisons, dont la difficulté de déplacer les explosifs, en raison de la multiplication des patrouilles.
Selon le communiqué de la Sûreté générale, les membres arrêtés au sein de ce réseau s'inspirent tous de Daech, et ils ont décidé de placer la charge explosive sur le rond-point de Ksara à Zahlé dans le but de l'actionner au passage des bus emmenant ceux qui souhaitaient assister à la cérémonie en hommage à l'imam disparu Moussa Sadr à Tyr, le 31 août. Le lieu a été inspecté alors qu'ils étaient à bord de la voiture de l'un des membres, une Renault Rapid blanche. Ils ont ainsi vu qu'il y avait sur le rond-point deux dos d'âne qui poussaient les voitures à ralentir. Ils ont donc décidé de placer la charge à côté du second dos-d'âne pour la faire exploser au moment voulu. Dans la nuit du 30 au 31 août, ils ont placé la charge et l'ont dissimulée sous des branchages. La télécommande a été confiée à l'un des membres du réseau qui avait pour mission de se rendre sur place le lendemain et d'actionner le dispositif pour faire exploser la charge au passage des bus.
Le 31 août à 10h, le coupable s'est rendu sur place à bord de sa Renault Rapid. Mais le rond-point était pratiquement désert. Il est reparti puis est revenu vers 12h cette fois, à bord de la voiture de son père, une Volvo bleue. Il l'a garée devant la boulangerie Chamsine, à 200 mètres de la charge explosive. Dès qu'il a vu arriver les bus, il s'est empressé de presser le bouton, avant de prendre la fuite. Il s'est aussitôt rendu chez lui et a immédiatement détruit le dispositif qui était placé sur le toit de sa maison.
Suite aux interrogatoires effectués sous la supervision du parquet militaire, la Sûreté générale a arrêté huit Libanais et deux Syriens dans le cadre de cette enquête. Les instruments du crime ont été également réquisitionnés. En même temps, la Sûreté a publié des avis de recherche à l'encontre de deux Libanais encore en fuite, Ismaïl Abdel Ghani Jalloul, dit Abou Hussein, et Hassan Farès al-Nouaymi, dit Abou Yacoub, sachant qu'ils font en principe partie de deux réseaux terroristes affiliés à Daech et ses alliés, chargés d'effectuer des attentats, de transporter des explosifs ou de faire passer des clandestins entre le Liban et la Syrie.


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