Pour le député Talal Arslane, l’échec et le blocage du système actuel commandent la tenue d’une Constituante.
Le chef du Parti démocratique, Talal Arslane, une des figures du 8 Mars, a de nouveau plaidé hier en faveur d'une Constituante qui pourrait, selon lui, faire sortir le pays de la crise dans laquelle il se débat depuis plus de deux ans. Il a tenu à cet effet une conférence de presse chez lui à Khaldé. Son argumentation se fonde principalement sur l'idée que les blocages constitutionnels et l'interruption du dialogue national ne laissent plus d'autre choix aux Libanais que de recourir à la Constituante pour sauver le pays.
« Les tentatives de libaniser le règlement des dossiers à l'ordre du jour de la conférence nationale de dialogue se sont soldées par un échec. La situation est de ce fait extrêmement grave parce que c'est l'idée même de la souveraineté de l'État qui s'est effondrée avec elles », a ainsi analysé M. Arslane.
Le député de Aley a vu dans cette « chute » le résultat « naturel du court-circuitage de la Constitution au profit d'un système dénué de toute valeur et règle juridique et sociale, ayant consacré un modèle de pouvoir bizarre qui s'est imposé ses propres valeurs sur base d'une prétendue réalité politique et du principe de l'équilibre communautaire, mais qui a fini par consacrer un clientélisme devenu la pire forme de féodalisme politique et financier ».
Selon lui, la vacance à la tête de l'État est « l'exemple le plus flagrant de ce dysfonctionnement », qui commande, a-t-il ajouté, « un retour au texte écrit de la Constitution en tant qu'élément fondamental de tout développement et progression vers une citoyenneté complète et une sauvegarde des droits et de la dignité des Libanais ».
M. Arslane a insisté sur le fait que dans « n'importe quel pays du monde, lorsque le système politique finit par se trouver dans une impasse, comme c'est le cas actuellement au Liban, on a recours à une Constituante dans le but de mettre en place un nouveau système qui préviendrait des guerres civiles destructrices ».
Un peu plus tard, Élie Keyrouz, député des Forces libanaises, a fait paraître un communiqué dans lequel il répond à l'argumentation développée par Talal Arslane. « Il m'importe d'attirer l'attention de M. Arslane sur le fait que la conférence de dialogue n'a pas réussi depuis 2006 à régler les questions à son ordre du jour. Comment peut-on dès lors espérer parvenir à des solutions dans le cadre d'une Constituante dont Dieu seul sait ce qui pourrait être proposé à travers elle », a-t-il lancé. Estimant que la solution « passe impérativement par un renouvellement de notre engagement en faveur du document d'entente nationale devenu notre Constitution », il a relevé que l'analyse du député de Aley va dans ce sens. « Ce qu'il dit ne nécessite pas une Constituante, mais une application de la Constitution qui commence par l'élection d'un chef de l'État, la formation d'un nouveau gouvernement et la promulgation d'une nouvelle loi électorale, ces trois points devant produire un pouvoir capable de mettre à exécution le reste des articles de la loi fondamentale. »
Prié par l'agence locale, al-Markaziya, de commenter les propos de M. Arslane, le ministre d'État pour les Affaires du Parlement, et député du Hezbollah, Mohammad Fneich, a indirectement rejeté sa proposition en affirmant : « Nous sommes pour l'application de l'accord de Taëf dans son ensemble, quand bien même certaines de ses dispositions ont été mal exécutées. »


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Samir geagix n'est en fait qu'un butin de guerre des forces du hezb . Le subterfuge du rapprochement avec le Phare Aoun , ne pourra pas le cacher .
13 h 02, le 09 septembre 2016