La cascade de matches tronqués est une aubaine pour Novak Djokovic à Flushing Meadows. Kena Betancur/AFP
Novak Djokovic n'a pas traîné sur les courts de Flushing Meadows pour atteindre les demi-finales de l'US Open, mais le n° 1 mondial n'a même pas eu à forcer son talent, comme contre Jo-Wilfried Tsonga, son troisième adversaire à déclarer forfait ou à abandonner en neuf jours.
Depuis son arrivée à New York, le tenant du titre n'a joué que 3 heures et 49 minutes, en cinq matchs, pour atteindre le dernier carré d'un tournoi du grand chelem. Après le Tchèque Jiri Vesely, forfait pour leur match du 2e tour, après le Russe Mikhail Youzhny, qui a abandonné après six jeux au tour suivant, Djokovic a donc bénéficié d'un improbable troisième match écourté. Touché au genou gauche au début du second set, Tsonga, l'athlétique n° 1 français et 11e joueur mondial, a préféré jeter l'éponge alors qu'il était mené (6-3, 6-2).
« Je ne sais pas quoi dire, c'est clairement quelque chose qui ne m'est jamais arrivé avant, mais connaissant Jo, s'il abandonne, c'est qu'il était vraiment mal », a expliqué le Serbe. Il a rapidement retrouvé le sourire, en préférant insister sur son bon début de match : « J'ai commencé la rencontre avec beaucoup d'intensité, je lui ai mis la pression avec mes retours de service. J'ai l'impression que je continue de m'améliorer. »
Scénario idéal
Comme il le reconnaît lui-même, cette cascade de matches tronqués est une aubaine, puisqu'il avait abordé le tournoi new-yorkais dans le plus grand flou à cause d'une blessure à un poignet et avec une confiance écornée par ses éliminations au 3e tour de Wimbledon et au 1er tour des JO 2016. « À ce stade de la saison, avec la répétition des matchs, quelques jours de repos en plus ne font pas de mal, je me sens proche de mon meilleur niveau », a encore insisté le tenant du titre. « C'est le scénario idéal pour moi », a souri le Serbe, qualifié pour la dixième année de suite en demi-finales à New York.
Il lui faudra réussir un début de match plein, demain, en demi-finales, s'il veut garder l'avantage sur Gaël Monfils, qu'il a toujours battu en douze confrontations. Mais le n° 2 français, de l'avis général, n'a jamais été aussi en forme et constant, comme a pu le constater son jeune compatriote Lucas Pouille : le tombeur de Rafael Nadal en 8es de finale s'est incliné sèchement (6-4, 6-3, 6-3). « Je n'avais pas l'énergie que j'aurais aimé avoir. Je m'y attendais : après le match contre Rafa (Nadal, remporté en cinq sets dimanche), j'étais très, très fatigué », a concédé Pouille, l'un des trois Français des quarts de finale, une première depuis 1947 en grand chelem et depuis 1927 à l'US Open.
Kerber vs Wozniacki
Dans le tournoi féminin, la n° 2 mondiale Angelique Kerber a décroché son billet pour le dernier carré face à l'Italienne Roberta Vinci (7-5, 6-0). « C'est toujours difficile de jouer contre Roberta, surtout ici où elle a atteint la finale l'an dernier, j'ai fait beaucoup d'erreurs dans le premier set », a remarqué l'Allemande. « Je suis très contente de m'être imposée en deux sets, c'est important à mes yeux », a poursuivi la lauréate du dernier Open d'Australie qui délogera, en cas de sacre samedi, Serena Williams de la 1re place au classement WTA, que l'Américaine occupe sans discontinuité depuis février 2013.
En demi-finale aujourd'hui, Serena sera opposée à la Danoise Caroline Wozniacki, qui a balayé la Lettone Anastasija Sevastova (n° 48), victime d'une entorse en plein match, en deux sets (6-0, 6-2). L'ancienne n° 1 mondiale, désormais 74e au classement WTA, a atteint le dernier carré pour la cinquième fois et rêve d'une troisième finale après 2009 et 2014.
(Source : AFP)

