Georges Adwan s’est réuni hier avec Fouad Siniora à l’issue de la séance parlementaire pour l’élection d’un président. Photo Ani
Georges Adwan, député du Chouf et vice-président des Forces libanaises, a réagi hier au nouveau report de la séance parlementaire consacrée à l'élection d'un président de la République, invitant l'ensemble des forces politiques à renouer le dialogue entre elles, quelques jours après le retrait du Courant patriotique libre du dialogue national.
« Je pense qu'il faut revenir au dialogue. Si le dialogue s'arrête, pourrons-nous résoudre quoi que ce soit ? L'arrêt de la communication conduira le pays vers le gouffre », a dit M. Adwan en allusion au Courant patriotique libre qui a décidé, en début de semaine, de boycotter le gouvernement et les séances du dialogue national.
M. Adwan s'exprimait à l'issue de la 44e séance parlementaire consacrée à l'élection d'un nouveau président de la République. À l'instar des séances précédentes, le quorum des deux tiers (86 députés sur 128) n'a pas été atteint. Seuls 41 députés du bloc de Nabih Berry, du bloc du Futur, des Kataëb, des Forces libanaises et de la Rencontre démocratique se sont rendus hier au Parlement. Les députés du CPL, du Hezbollah et des Marada étaient pour leur part absents. Une 45e séance a été fixée au 28 septembre.
« La seule issue à la crise reste l'élection d'un président de la République. Le Liban est à un tournant : soit nous allons vers plus de tension, soit nous œuvrons à préserver le vivre-ensemble », a souligné M. Adwan. Selon lui, « un accord interlibanais est la seule solution, car les pays étrangers ne s'intéressent pas à la situation du Liban ».
« Nous avons discuté avec Fouad Siniora (à l'issue de la séance parlementaire d'hier) des moyens d'épargner au Liban plus de blocage. Le Futur est convaincu de notre approche basée sur la communication avec tous les protagonistes », a déclaré M. Adwan. Il a par ailleurs nié l'existence de tension entre son parti et le courant du Futur, indiquant qu' « il s'agit uniquement d'une divergence de points de vue ». « Samir Geagea a insisté sur le fait que la solution commence par l'élection du général Michel Aoun à la présidence ou par la nomination de Saad Hariri à la tête du gouvernement, mais M. Siniora avait une opinion différente. Il est normal d'avoir des différences de points de vue, mais si nous nous arrêtons uniquement à ces différences, nous ne résoudrons rien », a dit M. Adwan.

