À Singapour, six taxis de la start-up nuTonomy – des voitures électriques Renault Zoe et Mitsubishi i-MiEV – roulent sans chauffeur dans une zone de 4 km2. Roslan Rahman/AFP
Les premiers taxis sans chauffeur ont très récemment commencé à circuler à Singapour, lors d'un essai à portée limitée, une première mondiale dans la course à l'offre de véhicules autonomes via une technologie révolutionnaire.
Les six taxis de la start-up nuTonomy – des voitures électriques Renault Zoe et Mitsubishi i-MiEV – roulent dans une zone de 4 km2, avec des endroits désignés pour prendre et déposer des passagers. Les courses doivent être réservées sur un smartphone, via l'application de cette société basée aux États-Unis. « L'essai représente une opportunité extraordinaire pour recueillir des avis de passagers dans un environnement réel », a déclaré le patron et cofondateur de la start-up, Karl Iagnemma. « Ces avis vont donner un avantage unique à nuTonomy, dans la mesure où nous préparons le déploiement d'une flotte de véhicules autonomes en 2018 », a-t-il ajouté. Si la conduite de ces voitures high-tech se fait de manière autonome, un ingénieur de nuTonomy se trouve cependant à bord pour chaque course, afin d'observer le fonctionnement du véhicule et de pouvoir intervenir en cas de problème, a précisé la société.
D'autres initiatives dans cette nouvelle technologie sont annoncées. Uber, service américain de réservation de véhicule par téléphone mobile, avait ainsi récemment indiqué qu'il mettrait en service des voitures sans conducteur dans la ville américaine de Pittsburgh. De son côté, la société Alphabet, maison-mère de Google, avait annoncé en mai un partenariat avec le constructeur automobile Fiat Chrysler pour développer sa flotte de voitures autonomes, qu'elle espère mettre en service d'ici à la fin 2016.
Minibus autonomes à Lyon
Parallèlement à Singapour, un service de navettes autonomes, électriques et sans conducteur, mais avec des passagers, a été lancé à Lyon, en France, pour être expérimenté pendant un an, « une première mondiale » selon les responsables de l'opération. Toutefois, Lyon s'est fait voler la vedette par Dubaï, qui a devancé la ville française en instaurant le même service.
Deux navettes de la société française Navya, dont un prototype avait été testé en 2013, doivent desservir, en rotations de 10 minutes, cinq arrêts de la ligne mise en service dans un nouveau quartier du centre-ville. Longue de 1,3 km, la desserte a été ouverte au public ce week-end. Une quinzaine de personnes au total peuvent être transportées dans chaque véhicule. Dubaï a mis en service son circuit vendredi. « Cette période d'un an est destinée à tout tester, de la technique au modèle économique », qui reste à déterminer, a expliqué Christophe Sapet, président de la société Navya, spécialisée dans les solutions de transport innovantes.
Limitée à une vitesse de 20 km/h pour le service, la navette Arma est un bijou de technologie à 200 000 euros pièce, équipée de caméras de guidage en stéréovision, de capteurs laser, d'un GPS et ayant une autonomie de six à huit heures. Elle est déjà testée dans de nombreuses autres villes de France, mais également à Sion, en Suisse ; sans passager toutefois.
(Source : AFP)


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