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L'ancien ministre Salim Sayegh a estimé que « le pacte national est sapé depuis le 25 mai 2014 avec le début de la vacance présidentielle ». « Cela est encore plus évident avec le déséquilibre qui a touché la représentativité (des diverses composantes nationales) au niveau du pays », a souligné le vice-président du parti Kataëb lors d'une messe célébrée hier à Batroun à l'intention de deux martyrs du parti, originaires de Thoum, Élie Tanios Faraj et Joseph Émile Aoun.
M. Sayegh a invité tous les partis politiques chrétiens « qui croient en l'entité libanaise » à unifier leurs rangs afin de former une « assemblée » (« Aamiya »), à l'instar de celle d'Antélias, « qui est préférable, a-t-il souligné, à une assemblée constituante comme solution à la crise ». « Le parti Kataëb s'est retiré du gouvernement, le CPL compte lui aussi retirer ses ministres et le Conseil des ministres continue de fonctionner comme si de rien n'était, cela est inadmissible ! »
a relevé Salim Sayegh.
Et l'ancien ministre de poursuivre : « Nous invitons tous les partis chrétiens à se réunir dans le cadre d'une assemblée (« Aamiya »), car ce sont nos régions qui paient les impôts et ce sont nos régions qui financent l'État, et en contrepartie nous voulons obtenir nos droits. »
M. Sayegh a par ailleurs déploré que des mafias se trouvent aux commandes des dossiers vitaux, tels que celui des déchets, affirmant la volonté du parti Kataëb de poursuivre ses efforts en vue de contrecarrer ces mafias et de demander l'application d'une décentralisation administrative. « Nous allons commencer à appliquer la décentralisation administrative en gérant la crise des déchets et nous n'admettrons pas que les municipalités soient réquisitionnées », a-t-il dit.
Sur un autre plan, M. Sayegh a rappelé que les Kataëb ont assumé un grand rôle dans la résistance du Liban face aux dangers bien que « d'autres partis, inexistants à l'époque, s'approprient la résistance actuellement ».

