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Moyen Orient et Monde - Libye

L’EI pourchassé dans ses derniers carrés à Syrte

Les forces loyalistes combattant à Syrte sont principalement composées des différentes milices de l’ouest du pays, notamment de Misrata. Ismail Zitouny/Reuters

Les forces du gouvernement libyen d'union nationale (GNA) assiégeaient hier les derniers jihadistes du groupe État islamique (EI) à Syrte, leur ex-bastion en Libye qu'ils défendent avec acharnement. Les jihadistes sont désormais acculés dans un secteur de moins de deux km2 dans la ville qu'ils avaient conquise en juin 2015, ont affirmé les forces du GNA. Un millier de soldats les encerclent après avoir lancé dimanche « l'ultime bataille » pour reconquérir totalement Syrte, située sur la côte méditerranéenne à environ 450 km à l'est de Tripoli. « Nos soldats tentent aujourd'hui de protéger les positions en se redéployant dans les secteurs repris dimanche et en les ratissant », a expliqué Reda Issa, porte-parole des forces pro-GNA. Ces dernières veulent éviter au maximum les pertes humaines après avoir perdu 38 hommes dimanche tandis que 185 étaient blessés, selon un bilan fourni par l'hôpital central de Misrata (200 km à l'est de Tripoli) où est basé le commandement de ces forces. Car les combattants de l'EI vendent chèrement leur peau. Fidèles aux méthodes de guérilla du groupe ultraradical, ils ont ainsi lancé contre les soldats au moins 12 voitures piégées conduites par des kamikazes, selon le centre de presse des forces du GNA. Depuis le début de l'offensive sur Syrte le 12 mai, plus de 400 combattants loyalistes ont d'ailleurs été tués et environ 2 500 blessés. Du côté des civils, les combats font peu de victimes car la ville a été « complètement vidée » de sa population qui a réussi à fuir, a indiqué mi-août le général Mohammad al-Ghassri, porte-parole des forces progouvernementales.
Parmi les bâtiments repris dimanche par les forces du GNA figure la mosquée Qortoba, que les jihadistes avaient renommée Abou Mossab el-Zarqaoui en prenant le contrôle de la ville en juin 2015. Les jihadistes avaient mis le feu à la bibliothèque de cette illustre mosquée, tué l'un de ses imams et converti son esplanade en arène de « torture et d'exécution de plusieurs habitants de Syrte », selon le centre de presse des forces pro-GNA.

Menace jihadiste
La reprise totale de Syrte serait un grand revers pour l'EI, déjà en grande difficulté dans les territoires qu'il contrôle en Syrie et en Irak. Mais elle n'écarterait pas d'un coup la menace jihadiste en Libye et pourrait même ouvrir une phase encore plus violente, avertissent des experts.
A contrario, une reprise de Syrte représenterait une victoire pour le gouvernement d'union qui tente d'imposer son autorité sur un pays déchiré par les luttes entre autorités et milices rivales depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Soutenu par la communauté internationale, le Premier ministre Fayez el-Sarraj n'a jusqu'à présent pas réussi à faire approuver le gouvernement d'union par le Parlement basé dans l'est du pays, qui soutient un gouvernement parallèle.

(Source : AFP)

Les forces du gouvernement libyen d'union nationale (GNA) assiégeaient hier les derniers jihadistes du groupe État islamique (EI) à Syrte, leur ex-bastion en Libye qu'ils défendent avec acharnement. Les jihadistes sont désormais acculés dans un secteur de moins de deux km2 dans la ville qu'ils avaient conquise en juin 2015, ont affirmé les forces du GNA. Un millier de soldats les encerclent après avoir lancé dimanche « l'ultime bataille » pour reconquérir totalement Syrte, située sur la côte méditerranéenne à environ 450 km à l'est de Tripoli. « Nos soldats tentent aujourd'hui de protéger les positions en se redéployant dans les secteurs repris dimanche et en les ratissant », a expliqué Reda Issa, porte-parole des forces pro-GNA. Ces dernières veulent éviter au maximum les pertes humaines après avoir perdu...
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