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Liban

Réunion au Conseil supérieur chiite pour régler le contentieux de Lassa

Communautés
OLJ
24/08/2016

Une réunion a eu lieu hier au Conseil supérieur chiite (CSC) qui a réuni des figures religieuses chiites et maronites dans une tentative d'apaisement des tensions dans le village de Lassa (caza de Jbeil) où la propriété de certains terrains continue de poser problème.
Délégués par le patriarche maronite Béchara Raï, l'évêque Boulos Abdel Sater et le père Salim Makhlouf se sont rendus hier au siège du CSC où ils se sont réunis avec le vice-président, le cheikh Abdel Amir Kabalan, en présence du directeur général de cette instance, Nazih Jammoul, du secrétaire général des wakfs, le cheikh Hassan Charifé, du conseiller juridique, Dia'eddine Zibara, et du responsable des médias, Mohammad Rizk.
Cette réunion intervient après une série d'incidents survenus dernièrement à Lassa, dont le dernier en date a eu lieu dimanche, lorsque le wakf chiite du village a dû reporter le lancement des travaux de rénovation d'un sanctuaire se trouvant sur un terrain appartenant à l'Église maronite. La communauté chiite de Lassa conteste le recensement des cadastres effectué en 1939 et qui, selon elle, l'a spoliée de certains de ses terrains au profit du wakf maronite. Les figures religieuses ont depuis appelé, d'un côté comme de l'autre, au dialogue et à l'apaisement de la situation qui semble se diriger vers une solution à l'amiable.
Le cheikh Kabalan a insisté, à l'issue de la réunion, sur « la nécessité d'intensifier le dialogue pour arriver à une solution juste qui préservera les droits de chacun ». « Nous tenons au renforcement du vivre-ensemble entre les Libanais qui sont frères et partenaires au sein de l'État et rien ni personne ne pourra les séparer », a-t-il dit. « Le Liban ne peut être préservé que par l'entraide entre les Libanais et leur union nationale. Cette dernière constitue le meilleur moyen pour faire face au terrorisme israélien et takfiriste », a souligné le cheikh Kabalan. « Nous nous sommes mis d'accord sur la création d'un comité de suivi pour éviter toute tension au sujet des terrains à Lassa », a-t-il conclu.

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George Khoury

la "necessite d'intensifier" le dialogue ne sert a rien. Il y a des instances judiciaires, qu'elles tranchent et puis c'est tout. tout autre arrangement, meme a l'avantage de l'eglise maronite, ne sera pas satisfaisant.
les perses adorent negocier en dehors des instances, ils pensent pouvoir decrocher plus. Et si ils n'arrivent a rien decrocher, il sont tjrs la a renier sur leurs engagement puisque rien de les y oblige.

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