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Moyen Orient et Monde - États-Unis / Inondations

En Louisiane, Obama tente d’évacuer les critiques

Il a été reproché au président de ne pas s'être déplacé plus tôt dans l'État sinistré, à l'instar de Bush lors de l'ouragan Katrina.

Barack Obama a visité Baton Rouge hier. La capitale de la Louisiane a été durement touchée par les inondations. Nicholas Kamm/AFP

Le président américain Barack Obama, tout juste rentré de vacances, était hier en déplacement en Louisiane, où il espère faire taire les critiques lui reprochant de ne pas être allé plus tôt au chevet de la population de cet État touché par des inondations historiques. Lorsque des pluies torrentielles se sont abattues en quelques heures à la mi-août sur la Louisiane – faisant au moins 13 morts et d'importants dégâts matériels –, M. Obama se trouvait à Martha's Vineyard pour ses deux semaines de vacances estivales en famille.
Le candidat républicain à la Maison-Blanche, Donald Trump, s'était déplacé vendredi dernier auprès des sinistrés, lançant au passage : « Franchement, Obama devrait quitter le terrain de golf et venir ici. »
La pique du milliardaire n'est « évidemment pas » la raison pour laquelle le président a décidé d'aller sur place, a défendu son porte-parole Josh Earnest. L'exécutif a réagi de façon « efficace », a assuré M. Earnest. « Ce sur quoi s'est concentré le président, c'est la réponse apportée sur le terrain et le sort des habitants de Louisiane dont les vies ont été bouleversées par ces terribles inondations », a-t-il dit. Une aide fédérale de 120 millions de dollars a été débloquée pour contribuer à rétablir la situation, a annoncé le porte-parole, peu avant l'arrivée de M. Obama à Baton Rouge, capitale de la Louisiane.
Le président américain, chaussures de marche aux pieds et les manches retroussées, a entrepris de visiter la ville durement touchée et devait insister sur le fait que la priorité est désormais la reconstruction à long terme.

Clinton vs Trump
La FEMA, l'agence fédérale chargée des opérations de secours, a relevé que jusqu'à 79 cm de pluie étaient tombés par endroits dans cet État côtier, particulièrement marécageux, situé à l'embouchure du Mississippi. Au moins 86 000 personnes se sont inscrites pour demander une aide fédérale face aux destructions causées par les intempéries, qui ont fait ressurgir les dramatiques souvenirs de l'ouragan Katrina, qui avait durement frappé cet État en 2005 et coûté la vie à 1 800 personnes.
À l'époque, le président George W. Bush avait été critiqué pour la lenteur de sa réponse, et les images de lui survolant les zones dévastées de La Nouvelle-Orléans étaient devenues emblématiques du détachement qui lui était reproché vis-à-vis de la crise. Cette fois, la Garde nationale a été déployée, le gouvernement fédéral a tenté de faire le maximum pour montrer qu'il s'activait au plus vite et 22 comtés sur les 64 de Louisiane ont rapidement été déclarés en état de catastrophe, ce qui a permis de débloquer des aides fédérales.
À un peu plus de deux mois du scrutin présidentiel, la réaction des deux candidats a aussi été observée avec attention. Le gouverneur démocrate de Louisiane, John Bel Edwards, avait affirmé que la visite de M. Trump était bienvenue, « à condition que ce ne soit pas seulement pour poser pour les photos ». Le gouverneur avait aussi appuyé la décision de M. Obama de ne pas venir plus tôt, expliquant qu'une visite présidentielle demandait de tels moyens de sécurité qu'elle aurait nécessité de réquisitionner des policiers encore occupés à aider les personnes sinistrées. Un argument aussi mis en avant par la candidate démocrate Hillary Clinton, qui a préféré laisser le temps aux secours de faire leur travail, adressant au passage une critique implicite à la démarche de son opposant républicain.
(Source : AFP)

Le président américain Barack Obama, tout juste rentré de vacances, était hier en déplacement en Louisiane, où il espère faire taire les critiques lui reprochant de ne pas être allé plus tôt au chevet de la population de cet État touché par des inondations historiques. Lorsque des pluies torrentielles se sont abattues en quelques heures à la mi-août sur la Louisiane – faisant au moins 13 morts et d'importants dégâts matériels –, M. Obama se trouvait à Martha's Vineyard pour ses deux semaines de vacances estivales en famille.Le candidat républicain à la Maison-Blanche, Donald Trump, s'était déplacé vendredi dernier auprès des sinistrés, lançant au passage : « Franchement, Obama devrait quitter le terrain de golf et venir ici. »La pique du milliardaire n'est « évidemment pas » la raison pour laquelle...
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