Une centaine de migrants ont été secourus vendredi par les gardes-côtes grecs, 67 au large du Péloponnèse et 36 autres au large des côtes de l'île de Myconos en Egée, selon la police portuaire.
Le bateau en bois et long de neuf mètres des 67 migrants, dont 13 enfants, s'était échoué sur un rocher au large de Methoni, petit port dans le sud du Péloponnèse. Des migrants ont appelé les autorités portuaires de la ville proche de Kalamata, qui se sont aussitôt rendus sur place et ont transféré les migrants sains et saufs à Methoni.
Initialement les gardes-côtes avaient indiqué que le nombre de migrants secourus était une cinquantaine avant de réviser vendredi après-midi leur nombre. Selon les premières informations, les migrants, dont les nationalité n'ont pas été pour le moment rendues publiques, s'apprêtaient à quitter la Grèce pour gagner l'Italie.
Un deuxième incident s'est produit au large de Myconos, l'une des îles grecques les plus touristiques: un voilier-passeur avec 36 migrants à bord, dont sept enfants, s'est échoué à la plage de Fraguia. Les migrants sont sortis sains et saufs sur la côte et ont été secourus par les autorités locales. Aucun passeur n'a pour le moment été identifié.
Ces deux incidents sont intervenus tandis que les arrivées des réfugiés sur les îles d'Egée en provenance des côtes turques sont en augmentation. Entre jeudi et vendredi matin, 261 arrivées ont été enregistrées sur les îles d'Égée, principalement à Lesbos, en nette progression par rapport aux chiffres de ces derniers jours, selon le service grec de coordination de la crise migratoire (Somp).
Se comptant par milliers l'été dernier, ces passages par l'Egée ont été considérablement réduits à une centaine en moyenne par jour, après le pacte conclu entre l'UE et la Turquie prévoyant le renvoi de tous les arrivants après le 20 mars. La semaine dernière, ils avaient varié de 13 à 147 par jour.
Mais la Grèce et l'UE redoutent une réouverture des vannes migratoires alors que la dérive autoritaire du gouvernement turc après le putsch raté du 15 juillet affecte l'appareil d'Etat et tend les relations entre Ankara et les Européens.
Dans l'immédiat, la poursuite des arrivées en Grèce et les réticences des partenaires européens du pays à partager la charge avec Athènes, ont piégé quelque 58.000 réfugiés et migrants dans le pays, financièrement exsangue. Plus de 10.000 d'entre eux s'entassent à Lesbos, Chios, Samos, Kos et Leros, pour une capacité de 7.450 places, la plupart ayant demandé l'asile pour éviter, ou retarder, leur renvoi en Turquie.
Cette situation a relancé l'activité des réseaux de passeurs opérant via les Balkans ou entre la Grèce et l'Italie, un moment tarie par l'ouverture des frontières européennes à l'exode notamment syrien.
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Grèce : une centaine de migrants secourus par les gardes-côtes
AFP / le 19 août 2016 à 12h27

