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Liban - L’Éclairage

L’émissaire égyptien retourne au Caire les mains vides

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Chucri, est rentré hier au Caire les mains vides, n'ayant réussi à effectuer aucune percée au niveau de la crise présidentielle libanaise. Ses entretiens auront, tout au plus, contribué à relancer la dynamique le temps de sa visite et à sortir un tant soit peu l'échéance de son marasme habituel.


Dépêché au Liban pour tenter de débloquer le nœud gordien de l'élection présidentielle, l'émissaire égyptien s'était entretenu, deux jours durant, avec plusieurs responsables libanais pour sonder leurs positions respectives et tenter de rapprocher les points de vue. Deux parties manquaient toutefois au menu des rencontres du ministre, le Hezbollah et le chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt. Une « lacune » qui a été considérée par nombre d'analystes comme une « défaillance » dans la mission de M. Chucri, qui n'a pas eu l'opportunité de s'informer des idées dont M. Joumblatt serait porteur, ni de la position du parti chiite, le principal responsable du blocage de cette échéance.

 

(Pour mémoire : Chucri : Nous sommes encore au début d'un processus et non d'une initiative)


À l'issue de sa tournée, M. Chucri s'est contenté d'égrener les qualités du futur président qui, selon lui, doit être à égale distance des parties au conflit régional, le chef de l'État se devant d'être au-dessus de la mêlée. D'où son appel lancé aux différents protagonistes pour tenter de trouver un candidat neutre en dehors de la polarisation politique.


Selon un observateur, le ministre égyptien a toutefois tenté de recueillir les positions de ceux qu'il a rencontrés, notamment des leaders chrétiens, dans l'espoir de pouvoir parvenir, à l'avenir, à une solution susceptible d'obtenir l'aval des forces régionales et internationales. Son passage à Beyrouth survient également suite à une demande pressante de la part du Vatican consistant à sauver le Liban de l'effondrement et à y maintenir les chrétiens.


Dans les milieux des Forces libanaises, on considère la tentative de l'émissaire égyptien comme devant servir à édifier une plate-forme qui pourrait aider à long terme à lancer une initiative en bonne et due forme car, croit-on savoir, le contexte régional et international actuel n'y est pas propice. En effet, les puissances extérieures sont préoccupées par d'autres dossiers et n'ont pas le temps de se pencher sur la crise libanaise, qui n'est plus en tête des priorités, estime-t-on dans ces milieux. Par ailleurs, la campagne menée sur le plan interne par les FL, en direction des forces politiques récalcitrantes à avaliser la candidature de M. Aoun, n'a pas abouti notamment pour n'avoir pu bénéficier d'une couverture internationale.
Les FL continuent cependant à exprimer leur attachement à l'entente avec les aounistes et œuvrent à la consolider par le biais de mesures visant à unifier leurs positions respectives par rapport à la loi électorale à adopter. L'équation consiste ainsi pour le CPL à faire preuve de compréhension à l'égard de la formule du mode de scrutin mixte prônée et défendue par les FL. En contrepartie, ces dernières s'engagent à poursuivre leur soutien à la candidature de M. Aoun.

 

(Lire aussi : Les positions de Nasrallah anticiperaient un projet de règlement régional)


Dans les milieux des FL, on estime d'ailleurs que le Hezbollah ne souhaite aucunement la tenue de l'élection présidentielle pour l'instant, tant que l'Iran cherche à exploiter cette carte de pression dans toute négociation concernant la région en dépit du fait que l'administration américaine persiste dans son refus de négocier avec la République islamique sur ce dossier.


Quant à l'initiative lancée, samedi dernier, par le secrétaire général du Hezbollah en direction du chef du courant du Futur, Saad Hariri, elle n'a eu aucun écho auprès de ce dernier, qui considère qu'elle n'a rien apporté de nouveau. À ses yeux, elle n'est rien d'autre qu'une tentative de compromis devant paver la voie à un retour « en douceur » des combattants du parti chiite de Syrie, dans le contexte de la phase préparatoire à un règlement en Syrie, tout en garantissant sa place et son rôle en tant que partenaire au sein du pouvoir. Le parti essaierait ainsi d'améliorer son positionnement au plan local, en imposant ses candidats à la tête de l'État et du Parlement et en exigeant des négociations avec le courant du Futur autour de la présidence du Conseil, ce que la formation de Saad Hariri a rejeté mardi.


Dans les milieux du Futur, où l'on continue de rejeter les accusations de blocage de la présidentielle qui leur sont lancées par le parti chiite, on s'interroge sur le fait de savoir pourquoi le Hezbollah ne viendrait pas rejoindre le courant du Futur à mi-chemin en prenant en considération les initiatives lancées par M. Hariri en matière d'élection présidentielle, et on s'étonne de l'obstination à continuer de soutenir la candidature de Michel Aoun.
En somme, le parti chiite ne chercherait qu'à anticiper une éventuelle solution en Syrie et à préserver ses acquis localement par le biais d'un consensus politique qui lui garantirait la protection de son arsenal militaire.

 

 

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Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Chucri, est rentré hier au Caire les mains vides, n'ayant réussi à effectuer aucune percée au niveau de la crise présidentielle libanaise. Ses entretiens auront, tout au plus, contribué à relancer la dynamique le temps de sa visite et à sortir un tant soit peu l'échéance de son marasme habituel.
Dépêché au Liban pour tenter de débloquer le nœud gordien de l'élection présidentielle, l'émissaire égyptien s'était entretenu, deux jours durant, avec plusieurs responsables libanais pour sonder leurs positions respectives et tenter de rapprocher les points de vue. Deux parties manquaient toutefois au menu des rencontres du ministre, le Hezbollah et le chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt. Une « lacune » qui a été considérée par nombre...
commentaires (4)

Chucran lakan ya estez Chucri. Le 14-Mars dans toutes ses composantes ainsi que les Indépendants et les souverainistes, n'accepteront jamais de livrer leur patrie à des Michel Aoun, Gébran Bassil & consorts. Que cela soit compris une fois pour toutes, envers et contre tous.

Annie

15 h 00, le 19 août 2016

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Commentaires (4)

  • Chucran lakan ya estez Chucri. Le 14-Mars dans toutes ses composantes ainsi que les Indépendants et les souverainistes, n'accepteront jamais de livrer leur patrie à des Michel Aoun, Gébran Bassil & consorts. Que cela soit compris une fois pour toutes, envers et contre tous.

    Annie

    15 h 00, le 19 août 2016

  • Les mains vides mais un gros tournis dans sa tête. ..Hahaha. .

    FRIK-A-FRAK

    12 h 25, le 19 août 2016

  • Tous ces "parrains, oncles et voisins de bonne volonté" qui viennent pour essayer d'aider ce "petit gamin Liban" qui, lui...ne veut pas comprendre qu'il est censé avoir grandi...être devenu un adulte et enfin agir en conséquence... Irène Saïd

    Irene Said

    10 h 25, le 19 août 2016

  • Il aurait mieux fait de rester chez lui, le pauvre, ça lui aurait épargné des efforts inutiles...

    Soraya Naufal

    07 h 37, le 19 août 2016

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