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Liban - Conférence

Raï à Séoul pour parler « paix et réconciliation »

Au Liban, il y a deux sociétés et, à la différence de la société civile, la société politique ne s'est pas encore réconciliée, lance le chef de l'Église maronite.

Le patriarche Béchara Raï a pris l’avion hier pour Rome, puis Séoul. Lundi, il a célébré la messe de l’Assomption à Dimane.

Le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, a pris l'avion hier pour Rome, puis Séoul. Dans la capitale de la Corée du Sud, il assistera à un congrès sur le thème « Paix et réconciliation » dont il sera l'un des intervenants. Le patriarche y fera valoir l'accord de Taëf comme un pas en direction de la paix et de la réconciliation nationale.
« Chacun sait bien quand et comment il a agressé l'autre, mais l'essentiel est que le peuple libanais a réussi à tourner la page et que les Libanais ont pu regagner leurs régions », a-t-il expliqué avant son départ.
À Rome, le cardinal Raï participe à un congrès international des législateurs catholiques. « On y parlera de la paix au Moyen-Orient », a-t-il précisé, relevant que des organisations comme Daech ou el-Qaëda « n'ont aucun rapport intrinsèque avec l'islam et dénaturent une civilisation islamo-chrétienne que nous avons, non sans difficultés, édifiée en commun en 1 400 ans, une civilisation d'ouverture et de justice que nous tenons à préserver ».
Par ailleurs, relancé par les journalistes au salon d'honneur de l'aéroport, le patriarche Raï a déploré l'existence au Liban d'une société politique qui, à la différence de la société civile, « ne s'est pas réconciliée et continue de diviser le pays en deux ». « Ils peuvent bien se réconcilier l'espace d'un repas, mais ça s'arrête là », a-t-il ajouté. « Cela fait huit ans qu'ils tentent de mettre au point un nouvelle loi électorale. Mais à mon avis, rien ne se fera sans qu'au préalable on n'ait élu un président de la République, qui est comme la porte d'entrée à l'édifice institutionnel », a en outre répondu le chef de l'Église maronite. « Le président est le garant du bon fonctionnement des institutions », a enchaîné le patriarche, avant de se demander pourquoi le projet de loi électoral de Fouad Boutros ou celui de Marwan Charbel ont été relégués aux oubliettes ou écartés.
Sollicité au sujet d'une éventuelle reconduction du mandat du commandant en chef de l'armée, Jean Kahwagi, le patriarche a affirmé qu'en général, le phénomène de la reconduction des mandats est « un signe de paresse » ou « un phénomène d'indécision ». « Le gouvernement doit assumer ses responsabilités et procéder aux nominations chaque fois que cela s'impose », a-t-il dit. « Pourquoi toujours choisir la solution de facilité en violant la Constitution ? »
Enfin, le patriarche a considéré que « si la guerre régionale est appelée à se prolonger », il sera nécessaire de reloger les Syriens réfugiés au Liban dans des zones sûres, à l'intérieur même du territoire syrien, faute de quoi le Liban ferait face à une crise « insupportable » aux dimensions économique, sociale, humanitaire, culturelle, politique et même religieuse.

Le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, a pris l'avion hier pour Rome, puis Séoul. Dans la capitale de la Corée du Sud, il assistera à un congrès sur le thème « Paix et réconciliation » dont il sera l'un des intervenants. Le patriarche y fera valoir l'accord de Taëf comme un pas en direction de la paix et de la réconciliation nationale.« Chacun sait bien quand et comment il a agressé l'autre, mais l'essentiel est que le peuple libanais a réussi à tourner la page et que les Libanais ont pu regagner leurs régions », a-t-il expliqué avant son départ.À Rome, le cardinal Raï participe à un congrès international des législateurs catholiques. « On y parlera de la paix au Moyen-Orient », a-t-il précisé, relevant que des organisations comme Daech ou el-Qaëda « n'ont aucun rapport intrinsèque avec...
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