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Sport - Jeux Olympiques - Rio 2016

Plus vite, plus haut, plus Phelps...

Les JO ont dit adieu, samedi, à l'un de leurs plus grands champions, sur une dernière course et une dernière victoire. À 31 ans, Michael Phelps a tiré sa révérence après avoir remporté sa 28e médaille, la 23e en or. Et dans la nuit, Rio s'apprêtait à vivre dix secondes d'éternité : Bolt et Gatlin avaient rendez-vous sur 100 m.

À Rio, Michael Phelps a amassé cinq titres olympiques et une médaille d’argent. Odd Andersen/AFP

Bolt contre Gatlin, le yin contre le yang, le bon contre le « bad boy » : les Jeux ne seraient pas tout à fait olympiques sans la finale du 100 m, événement planétaire où sont attendus le Jamaïcain et l'Américain pour un duel chargé de symboles.
Ce sont les 10 secondes les plus précieuses des Jeux qui vont s'égrener sur le tartan du stade olympique de Rio, dans le quartier de Maracana. Elles valent plus que de l'or pour la superstar Usain Bolt, qui veut signer une performance inégalée : s'imposer pour la troisième fois d'affilée sur le 100 m olympique, dont les demi-finales puis la finale avaient lieu à 03h00 et 04h25 ce matin à Beyrouth. Bolt vise même un triple triple de folie, en remportant aussi le 200 m et le 4x100 m, comme à Pékin en 2008 et à Londres il y a quatre ans. Il a déjà frappé les esprits en séries, samedi, et sa course a rassuré les inquiets, ou inquiété ceux qui rêvent de sa défaite : 10sec 07/100es, en terminant en petite foulée ou presque.
Mais le Jamaïcain ne sera pas seul. Car un bon scénario exige des personnages : un bon, une brute et un truand par exemple. Les trois devraient être là : Bolt, la star planétaire adorée ; Yohann The Beast Blake, son compatriote et son tombeur aux Mondiaux 2011 ; et Justin Gatlin, le bad boy américain, l'ex-dopé suspendu dix ans et finalement revenu dans le circuit après avoir vu sa peine réduite à cinq ans. Aucun responsable ne dira tout haut ce que le monde de l'athlétisme pense tout bas : symboliquement, une victoire de Gatlin sur Bolt, jamais contrôlé positif à ce jour, fragiliserait encore une discipline très abîmée par les scandales de dopage.
En attendant ce 100 m 100 % testostérone, la même longueur a été courue samedi, dans sa version au féminin. Mauvais augure pour Bolt ? C'est une Jamaïcaine qui s'est imposée, mais pas celle qu'on attendait : Elaine Thompson a détrôné Shelly-Ann Fraser-Pryce, pourtant double tenante du titre. Thompson a couru le 100 m en 10sec 71/100es (vent : +0,5 m/s), devançant l'Américaine Tori Bowie (10''83) et Shelly-Ann Fraser-Pryce (10''86).

Mo, encore et toujours
Sur 400 m, trois as étaient sur la ligne de départ, tôt à l'aube à Beyrouth, l'Américain LaShawn Merritt, le Grenadin Kirani James et le Sud-Africain Wayne Van Niekerk. Au vu des demi-finales, samedi, le vieux record du monde de Michael Johnson, la « locomotive de Waco », pourrait même trembler.
Samedi, la Belge Nafissatou Thiam, âgée de 21 ans seulement, a été sacrée championne olympique de l'heptathlon, au terme d'un splendide duel avec la tenante du titre, la Britannique Jessica Ennis-Hill. La Canadienne Brianne Theisen-Eaton a complété le podium. À la longueur, c'est l'Américain Jeff Henderson qui a été sacré champion olympique, avec un saut à 8,38 m, au terme d'un concours riche en rebondissements et pour un seul centimètre d'avance. Henderson a devancé le Sud-Africain Luvo Manyonga (8,37 m) et le Britannique Greg Rutherford (8,29 m).
Autre star des JO, le Britannique Mo Farah, au sprint irrésistible, a conservé sa couronne sur 10 000 m en devançant, en 27min 05sec 17/100es, le Kényan Paul Tanui (27'05''64) et l'Éthiopien Tamirat Tola (27'06''26), samedi. Farah, double champion olympique à Londres et quintuple champion du monde, est invaincu en grandes compétitions depuis le 10 000 m des Mondiaux 2011 à Daegu, en Corée du Sud. Farah est en route pour un autre doublé aux Jeux, les séries du 5 000 m étant programmées mercredi et la finale dans six jours (dimanche).

Ledecky, un Phelps au féminin singulier
Autre frisson, d'émotion celui-là : les JO ont dit adieu, samedi, à l'un de leurs plus grands champions, sur une dernière course et une dernière victoire. Michael Phelps a tiré sa révérence, à 31 ans, après avoir remporté le relais 4x100 m quatre nages. Sa 28e médaille, la 23e en or et la 1 001e de l'histoire olympique des États-Unis. Ainsi, toutes les meilleures choses ont une fin, même pour Phelps, qui laisse une empreinte indélébile dans l'histoire du sport. Et c'est au bord des larmes qu'il a écouté l'hymne américain pour une ultime fois, la main sur le cœur. « C'est comme ça que je voulais finir ma carrière, je ne pourrais être plus heureux », a déclaré le nageur de Baltimore, qui s'est avoué nettement plus ému qu'il y a quatre ans, lorsqu'il avait pris sa retraite une première fois avec 22 médailles autour du cou.
À Rio, Phelps a amassé 5 titres olympiques (4x100 m nage libre, 200 m papillon, 4x200 m nage libre, 200 m 4 nages et 4x100 m 4 nages) et une médaille d'argent (100 m papillon). L'Américain avait déjà remporté 8 médailles à Athènes en 2004 (dont 6 en or), 8 à Pékin en 2008 (toutes en or) et 6 à Londres en 2012 (4 en or), où il avait battu le record du nombre total de médailles olympiques pour un athlète.
Quelques minutes avant leurs homologues masculins, les nageuses américaines ont également remporté le relais 4x100 m quatre nages, décrochant la 1 000e médaille d'or des États-Unis aux JO d'été. Lors de cette dernière soirée de natation, la Danoise Pernille Blume a remporté le titre du 50 m nage libre. Et sur 1 500 m nage libre, Gregorio Paltrinieri s'est adjugé l'or un an après son titre de champion du monde, décrochant l'unique titre de l'Italie dans le bassin carioca.
Même s'il n'a pas d'égal au firmament olympique, Phelps a eu un pendant féminin à Rio : Katie Ledecky. À 19 ans, l'Américaine affiche maintenant autant de titres olympiques individuels que Phelps (4) au même âge. Quatre ans après s'être fait un nom en gagnant l'or du 800 m des Jeux de Londres, à seulement 15 ans, Ledecky termine ceux de Rio avec 5 médailles (dont 4 en or), un triplé historique 200/400/800 m nage libre, qui n'avait plus été fait aux JO depuis 1968, et deux nouveaux records du monde (400 et 800 m nage libre).

(Source : AFP)

Marathon dames : Sumgong, une première pour le Kenya

Jemima Jelagat Sumgong (31 ans) a offert au Kenya son premier titre olympique du marathon dames, en 2 h 24 min 04 sec, hier à Rio. Victorieuse cette année au marathon de Londres, Sumgong a devancé la Bahreïnie d'origine kényane Eunice Jepkirui Kirwa (2h 24 min 13 sec) et l'Éthiopienne Mare Dibaba (2 h 24 min 30 sec), à l'issue du parcours de 42,195 km que quelques manifestants ont tenté de perturber en fin de course.

La Grande-Bretagne, meilleure nation en aviron

Le quintuple champion du monde néo-zélandais Mahé Drysdale a dû attendre le verdict de la photo finish pour célébrer son 2e titre olympique consécutif en skiff, samedi, au dernier jour des régates d'aviron des Jeux de Rio, dominées, comme attendu, par la Grande-Bretagne. À 37 ans, Drysdale est triple médaillé olympique de la catégorie. Les trois derniers titres olympiques attribués samedi l'ont été à l'Australienne Kimberley Brennan en skiff, aux États-Unis en huit dames (le 3e consécutif dans cette course pour les Américaines) et à la Grande-Bretagne en huit messieurs. L'aviron britannique termine les Jeux de Rio en tête au tableau des médailles, comme à Londres en 2012. Avec deux titres et une médaille d'argent, l'Allemagne et la Nouvelle-Zélande talonnent les Britanniques au tableau des médailles, pour un podium quasi similaire à celui de Londres. Les Néo-Zélandais étaient alors 2es et les Allemands 3es.

Bolt : L'athlétisme a besoin que je gagne

« L'athlétisme a besoin que je gagne à Rio », a affirmé la superstar jamaïcaine du sprint Usain Bolt, dans une interview au journal français Aujourd'hui en France/Le Parisien, réalisée en juillet et publiée hier, quelques heures avant la finale olympique du 100 m. « Je peux réaliser quelque chose que personne n'a jamais fait avant. J'ai vraiment hâte, je suis à la fois excité et nerveux (...). Je sais que l'athlétisme a besoin que je gagne à Rio et que je sois le meilleur. Je veux la même chose », a assuré le sextuple champion olympique. Il dispute à Rio ses 4es JO. En quête d'un triple triple inédit (titres sur 100, 200 et 4x100 m, comme en 2008 et 2012), le Jamaïcain n'a peur de personne, surtout pas de son principal rival américain : « Gatlin ne m'inquiète pas ! » « Si le sport a besoin de moi, si je peux me motiver encore un an, alors pourquoi pas continuer un peu. Ce qui est sûr, c'est que je ne veux pas finir sur une défaite. Si mon coach me dit que je peux encore gagner, je lui fais confiance », explique-t-il, évasif à propos d'une possible retraite à la fin de la saison. Interrogé sur le dopage, la star assure avoir toujours « suivi les règles » : « Moi, je suis testé plusieurs fois par saison. Je serais déçu de perdre une des médailles de Pékin (le relais, à cause du contrôle positif de son coéquipier Nesta Carter), mais les règles sont les règles. »

Klishina, seule athlète russe à Rio, exclue des Jeux

Darya Klishina, seule athlète russe repêchée pour les JO de Rio, a finalement été exclue des Jeux par la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF). Klishina (25 ans), qui devait disputer les qualifications du saut en longueur demain, a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour obtenir sa réintégration, a indiqué le TAS. « L'IAAF confirme qu'elle a retiré à Darya (Klishina) son éligibilité exceptionnelle », a déclaré un porte-parole de l'IAAF. « Ce retrait est fondé sur une nouvelle information que nous avons reçue et partagée avec Darya (...) », a-t-il ajouté. « Il semble que Klishina soit citée dans le rapport McLaren », pointant le système de dopage d'État dans l'ensemble du sport russe, a précisé une source proche du dossier. La sauteuse en longueur était la seule athlète russe repêchée par l'IAAF, le 1er juillet, après que la fédération internationale eut exclu des JO de Rio l'ensemble des 68 athlètes russes, à la suite d'un premier rapport de l'Agence mondiale antidopage sur le dopage organisé en Russie. L'IAAF avait initialement estimé que Klishina répondait à ses critères d'éligibilité, notamment car elle s'entraîne en Floride, où elle réside, et s'était conformée aux contrôles antidopage. Le président du Comité olympique russe, Alexandre Joukov, a estimé auprès du TAS que la suspension de Klishina « ressemble à une humiliation cynique ».

Bolt contre Gatlin, le yin contre le yang, le bon contre le « bad boy » : les Jeux ne seraient pas tout à fait olympiques sans la finale du 100 m, événement planétaire où sont attendus le Jamaïcain et l'Américain pour un duel chargé de symboles.Ce sont les 10 secondes les plus précieuses des Jeux qui vont s'égrener sur le tartan du stade olympique de Rio, dans le quartier de Maracana. Elles valent plus que de l'or pour la superstar Usain Bolt, qui veut signer une performance inégalée : s'imposer pour la troisième fois d'affilée sur le 100 m olympique, dont les demi-finales puis la finale avaient lieu à 03h00 et 04h25 ce matin à Beyrouth. Bolt vise même un triple triple de folie, en remportant aussi le 200 m et le 4x100 m, comme à Pékin en 2008 et à Londres il y a quatre ans. Il a déjà frappé les esprits en...
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