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Liban - Environnement

Le gouvernement approuve la création d’une « police verte »

Une police verte, pour reconnaître, rapporter et arrêter les crimes environnementaux. Ici une photo d’abattage illégal d’arbres. Photo NSF,...

Le cadre institutionnel du ministère de l'Environnement vient d'être renforcé par l'adoption hier du décret portant sur la création d'une police environnementale. Cette mesure est attendue depuis longtemps par tous les défenseurs de l'environnement. Dans un pays miné par les crises environnementales, fera-t-elle une différence ?
Dans un communiqué, le ministre de l'Environnement Mohammad Machnouk a expliqué que cette police sera formée de 40 membres qui auront auparavant suivi une formation de six mois conduite par l'Institut national de l'administration. « Dès que ce décret aura été publié dans le Journal officiel, j'enverrai des messages au Conseil de la fonction publique et au Conseil des ministres afin qu'un concours pour la sélection des quarante observateurs environnementaux soit organisé, précise-t-il. Ils devront avoir leur bac, parler et écrire couramment l'arabe, ainsi que le français ou l'anglais. »
Outre la formation théorique qu'ils suivront, ces membres de la police devront apprendre pratiquement à reconnaître, rapporter et surveiller les crimes environnementaux, tout en maîtrisant la relation avec les avocats généraux spécialisés dans les affaires d'environnement. Le ministre a beaucoup insisté sur le fait que l'adoption de la police verte vient compléter la loi, en vigueur depuis 2014, qui a consacré aux affaires environnementales des avocats généraux dans les différents mohafazats. Un article de la loi sur les avocats généraux prévoyait déjà de créer, outre la police environnementale, des départements reliés au ministère de l'Environnement dans les mohafazats, qui représenteront les services du ministère.
Le projet de police verte a été préparé dès 2010, grâce à une aide de la Banque mondiale. Avec les modifications apportées par la loi de 2014, il a été retravaillé avec le soutien de l'Union européenne. Il a été ensuite soumis aux différentes administrations concernées, qui y ont apporté elles aussi des modifications, approuvées au final par le Conseil d'État.

Le cadre institutionnel du ministère de l'Environnement vient d'être renforcé par l'adoption hier du décret portant sur la création d'une police environnementale. Cette mesure est attendue depuis longtemps par tous les défenseurs de l'environnement. Dans un pays miné par les crises environnementales, fera-t-elle une différence ?Dans un communiqué, le ministre de l'Environnement Mohammad Machnouk a expliqué que cette police sera formée de 40 membres qui auront auparavant suivi une formation de six mois conduite par l'Institut national de l'administration. « Dès que ce décret aura été publié dans le Journal officiel, j'enverrai des messages au Conseil de la fonction publique et au Conseil des ministres afin qu'un concours pour la sélection des quarante observateurs environnementaux soit organisé, précise-t-il. Ils...
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