L’archère sud-coréenne Chang Hye-jin a remporté la médaille d’or de la compétition individuelle de tir à l’arc, jeudi soir, quatre jours après avoir déjà décroché l’or par équipes. La n° 6 mondiale s’est imposée en finale (6-2) contre l’archère allemande Lisa Unruh, n° 16 mondiale. La médaille de bronze est revenue à la vedette du tir à l’arc dans le « pays du matin calme », Ki Bo-bae, qui avait tout remporté à Londres il y a quatre ans. Leonhard Foeger/Reuters
Éreinté par les révélations sur le dopage d'État en Russie, l'athlétisme, sport olympique n° 1, s'est offert un invraisemblable record sur le 10 000 m dames pour son entrée hier dans les Jeux de Rio, de plus en plus obsédés par le spectre de la prolifération des substances interdites.
Les Jeux veulent de l'émotion et l'athlétisme ne saurait les décevoir. Pour la première finale sur la piste, l'Éthiopienne Almaz Ayana a amélioré de 14 secondes un record du monde vieux de 23 ans (29 min 17 sec 45/100es), en partant seule dès le 6e kilomètre. Ayana, âgée de 24 ans, a devancé la Kényane Vivian Cheruiyot et sa compatriote et rivale Tirunesh Dibaba, qui était double tenante du titre. Originaire d'une province occidentale du pays adossée au Soudan, elle ambitionne le doublé 5 000/10 000 m que Dibaba, venue des hauts plateaux de Bekoji, au sud de la capitale Addis-Abeba, a réussi aux Jeux 2008 à Pékin.
D'autres pointures planétaires devaient également entrer dans l'arène, dont le Kényan David Rudisha (800 m/séries), auteur de l'inoubliable chevauchée solitaire, avec record du monde à la clé, aux Jeux 2012 à Londres. Et la sprinteuse jamaïcaine Shelly-Ann Fraser-Pryce (100 m/séries), en or à Pékin et à Londres.
Diurétique et EPO
Mais quel nouveau scandale viendra troubler la fête olympique ? Chaque jour, les Jeux fournissent leur lot de punis, de déclarations assassines et de performances douteuses. Et Rio s'est réveillé avec deux nouveaux cas hier matin, puis un troisième dans la journée.
La nageuse chinoise Chen Xinyi, 4e de la finale du 100 m papillon, a été contrôlée positive à un diurétique utilisé comme produit masquant, a annoncé l'agence Chine nouvelle. L'athlète bulgare Silvia Danekova, spécialiste du 3 000 m steeple, a personnellement reconnu avoir été contrôlée positive à l'EPO et a été suspendue. Puis c'est l'haltérophile polonais Adrian Zielinski, médaillé d'or à Londres en 2012, qui a été contrôlé positif à la nandrolone, un stéroïde anabolisant. Zielinski, âgé de 27 ans, se préparait à concourir dans la catégorie des moins de 94 kg.
Autre pays dans le collimateur des autorités antidopage, le Kenya. Jeudi, un entraîneur de l'équipe nationale d'athlétisme avait été rappelé au pays en raison d'une « violation des règles antidopage », selon l'explication officielle. Selon le Daily Telegraph, John Anzrah s'est présenté en lieu et en place d'un de ses athlètes à un contrôle.
Comme toujours dans un tel contexte, c'est donc sur les stars que l'olympisme entend s'appuyer pour faire taire les sceptiques et retrouver le goût de l'exploit. Le monstre indétrônable du judo mondial, le Français Teddy Riner, s'est facilement qualifié en demi-finales pour espérer ajouter un deuxième titre olympique à ses huit titres de champion du monde. Et le nageur américain Michael Phelps sera, encore et toujours, aligné en finale, cette fois sur le 100 m papillon. À 31 ans, Phelps s'est offert jeudi soir sa 22e médaille d'or, sur le 200 m quatre nages. L'athlète de cette première semaine, très probablement celui de ces Jeux, a conquis un quatrième titre olympique consécutif sur la distance. Phelps égale ainsi ses compatriotes Al Oerter, titré au lancer du disque de 1956 à 1968, et le grand Carl Lewis, médaillé d'or au saut en longueur de 1984 à 1996.
(Source : AFP)
Usain Bolt, un bébé « fort », se souvient sa mère
Usain Bolt, la superstar du sprint, vous impressionne ? Vous auriez dû le voir bébé, a assuré sa mère hier, alors que son prodige de fils s'apprête à entrer en scène aujourd'hui dans les séries du 100 m. « Au bout de trois semaines, il était déjà en train de pousser (sur ses jambes), car il était tellement fort », a raconté Jennifer Bolt, pleine d'admiration. « Un jour, je l'ai laissé sur le lit et quand je suis revenue, il était sur le point de tomber, donc je me suis dit : Quel genre d'enfant est-ce ? » « L'éclair », en quête d'un nouveau triplé olympique, était déjà un phénomène étant enfant, s'est encore souvenue sa mère, affirmant qu'il était le plus rapide à l'école dès l'âge de 12 ans. Interrogée sur l'origine des incroyables prouesses de son fils, Jennifer Bolt est restée modeste : « Je pense que c'est un talent naturel, a-t-elle estimé, soulignant toutefois qu'Usain avait beaucoup mangé de patate douce jamaïcaine. Je ne sais pas si c'est (son) secret, mais je sais que c'est une bonne chose. »

