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Liban - Déchets

S. Gemayel : Le Metn n’acceptera pas d’être noyé dans les odeurs et les fléaux

Une réunion entre les partis Kataëb et Tachnag a porté, entre autres, sur « le souci commun » que pose la décharge de Bourj Hammoud.

M. Gemayel recevant hier M. Pakradounian au siège du parti Kataëb, en présence de cadres des deux partis. La coordination se poursuivra « à tous les niveaux », selon les déclarations à l’issue de la réunion. Photo Ani

Le chef des Kataëb, Samy Gemayel, poursuit sa campagne au sujet de la décharge prévue à Bourj Hammoud, mais il paraît clair dans ses propos qu'à l'instar du Tachnag, il ne s'oppose plus dans le principe à l'aménagement de cette décharge, seulement aux lacunes dans le processus général de traitement des déchets.
Au lendemain de la visite du nouveau président du comité en charge de la mise en œuvre du plan de gestion des déchets, Akram Chehayeb (ministre de l'Agriculture), au chantier de la décharge de Costa Brava (littoral de Choueifat), M. Gemayel a réitéré hier son refus de voir l'autre décharge s'installer à Bourj Hammoud, sur le littoral du Metn, sans des garanties de traitement efficace.
« Les habitants du Metn refusent d'être noyés dans les odeurs pestilentielles et les fléaux, en raison de lacunes dans les opérations de tri, de compostage et de traitement des déchets. Jusqu'à présent, aucune mesure n'a été prise pour combler ces lacunes », a-t-il affirmé.
Le dernier plan gouvernemental en date sur la gestion des déchets a été adopté par le gouvernement en mars dernier, pour sortir de la crise qui sévissait depuis juillet 2015. Il repose principalement sur la création de deux décharges côtières pour les déchets de Beyrouth et du Mont-Liban, à l'exception des cazas de Aley et du Chouf. Le plan a été critiqué dès les premières étapes de son élaboration pour le risque écologique qu'il implique, étant donné que les cellules de déchets seront en mer. Les adjudications de la construction des deux décharges ont cependant été finalisées dernièrement par le Conseil du développement et de la reconstruction (CDR). Le travail a été entamé sur les deux chantiers. À Bourj Hammoud, ce chantier impliquera, outre la construction d'un brise-lames et de cellules d'enfouissement des déchets (comme à Costa Brava), la réhabilitation de l'ancien dépotoir, fermé depuis 1997.
Hier, M. Gemayel a évoqué tous les risques et appréhensions liés à l'application de ce plan, à l'issue d'une réunion avec le secrétaire général du Tachnag, Hagop Pakradounian, à Saïfi. Il a déploré qu'aucune mesure n'ait encore été prise pour assurer un traitement efficace des déchets, notamment leur tri, avant leur enfouissement dans les cellules des futures décharges.
Et d'expliquer : « Les sociétés Sukleen et Sukomi (en charge des déchets de Beyrouth et du Mont-Liban durant près de 18 ans) enfouissaient 90 % des déchets dans la décharge de Naamé. Il en a résulté un préjudice sanitaire majeur pour les populations des alentours. Renouveler cette expérience sur le littoral du Metn-Nord serait un crime écologique à l'encontre de la population qui vit dans les environs de la décharge. »
M. Gemayel a fait remarquer que jusque-là, aucun appel d'offres n'a été lancé pour la construction de centres de traitement ou pour l'agrandissement des centres existants, seuls moyens de faire en sorte que l'enfouissement respecte les règles et ne transforme pas le littoral du Metn en montagne de déchets non triés qui menacerait la santé de la population. « Le fait que les travaux aient été entamés sans que la question du traitement soit réglée, sans garanties sanitaires et environnementales et sans étude d'impact environnemental est d'une gravité extrême, a affirmé le député. Il faut y remédier au plus tôt, avant que les Libanais ne subissent une nouvelle crise sanitaire. »
Autant M. Gemayel que M. Pakradounian ont assuré que la coordination se poursuivrait à ce niveau entre les deux partis. Le second a précisé, à l'issue de la réunion qui a également compté des cadres des deux partis, que la discussion a porté sur tous les dossiers politiques majeurs (présidentielle, élections législatives...) ainsi que les dossiers sociaux, notamment la décharge de Bourj Hammoud, « l'un des principaux soucis communs des deux partis ». « Le Tachnag restera à l'affût de toute irrégularité et observera scrupuleusement tous les détails d'application de ce plan, afin de protéger les intérêts des habitants de Beyrouth et du Metn. »
Prié de fournir plus de détails, M. Pakradounian a précisé que son parti est en « contact permanent avec le CDR et avec le Premier ministre » à ce propos. « L'accord est clair, toute lacune ou irrégularité dans l'application de ses articles ou de la décision du Conseil des ministres serait refusée par le Tachnag, qui procéderait alors à la fermeture de la décharge », a-t-il assuré.

Le chef des Kataëb, Samy Gemayel, poursuit sa campagne au sujet de la décharge prévue à Bourj Hammoud, mais il paraît clair dans ses propos qu'à l'instar du Tachnag, il ne s'oppose plus dans le principe à l'aménagement de cette décharge, seulement aux lacunes dans le processus général de traitement des déchets.Au lendemain de la visite du nouveau président du comité en charge de la mise en œuvre du plan de gestion des déchets, Akram Chehayeb (ministre de l'Agriculture), au chantier de la décharge de Costa Brava (littoral de Choueifat), M. Gemayel a réitéré hier son refus de voir l'autre décharge s'installer à Bourj Hammoud, sur le littoral du Metn, sans des garanties de traitement efficace.« Les habitants du Metn refusent d'être noyés dans les odeurs pestilentielles et les fléaux, en raison de lacunes dans les...
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