Le ministre démissionnaire de la Justice, Achraf Rifi, a estimé samedi sur son compte Twitter que « les événements du 7 août nous rappellent la résilience des Libanais face au régime sécuritaire syrien, lorsque les jeunes Libanais ont courageusement fait face à la répression et protégé la réconciliation qui a produit la révolution du Cèdre ». « Pour la commémoration du 7 août, nous appelons à l'attachement au vivre-ensemble, à la Constitution et à l'unité nationale qui, seuls, protègent le Liban », a souligné M. Rifi. Rappelons que l'appareil sécuritaire libano-syrien avait opéré des rafles, le 7 août 2001, dans les rangs des Forces libanaises et du courant aouniste en réaction à la réconciliation de la Montagne.
Dans ce cadre, le député Élie Keyrouz a rendu hommage hier, dans un communiqué, « aux jeunes et étudiants des Forces libanaises pour leur rôle pionnier en matière de résistance, et qui ont été arrêtés par dizaines et soumis à tous genres de torture ». « Je remercie une fois de plus l'Église au Liban, menée par le patriarche Nasrallah Sfeir, qui a pris en main le suivi du dossier des détenus du 7 août. Je condamne à nouveau une poignée d'hommes politiques, sécuritaires et judiciaires, qui ont choisi la voie de l'obscurantisme en choisissant d'être les otages de l'occupation syrienne », a poursuivi M. Keyrouz. Et de conclure : « J'évoque un espace commun entre les Forces libanaises et le Courant patriotique libre. Nous avons tous les deux souffert ensemble et avons payé ensemble le prix de notre adhésion à ces courants. La machine répressive n'a d'ailleurs pas fait de différence entre les visages et les noms. »
Quant au parti Kataëb, réuni hier sous la présidence du député Samy Gemayel, il a rendu hommage à « toute une génération d'étudiants qui ont incarné la fougue libanaise, ont fait face, à l'époque, au régime sécuritaire syrien et tous ses instruments, et sont aujourd'hui confrontés aux restes de ce régime, à la culture de la dégénérescence de l'État et des institutions ». « Les jeunes Libanais sont appelés, par-delà leurs appartenances, à rejeter le fait accompli et à mettre fin au vide présidentiel, à empêcher une nouvelle fois la prorogation du mandat du Parlement et à générer une classe politique à même de placer le Liban sur la voie de la modernité et de l'État fort », ajoute le communiqué du parti.
Liban
Rifi, les Kataëb et Keyrouz se souviennent...
OLJ / le 09 août 2016 à 00h00

