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Sport - Jeux Olympiques - Rio 2016

Efimova : la médaille après les affaires ?

La nageuse russe espère enfin tourner la page du dopage ; en tennis, Djokovic et les sœurs Williams ont été éliminés ; le cyclisme marqué par la lourde et très spectaculaire chute de la Néerlandaise Annemiek Van Vleuten, hospitalisée pour « une sévère commotion cérébrale et trois microfractures à la colonne vertébrale ».

Venus et Serena Williams, trois fois médaillées d’or en double (2000, 2008 et 2012), ont été éliminées dès le 1er tour à Rio. Martin Bernetti/AFP

Gagner, mais à quel prix ? La Russe Yuliya Efimova, qui se débat dans des affaires de dopage depuis 18 mois, entendait hier profiter du 100 m brasse pour décrocher une médaille aux JO de Rio, pour lesquels elle a été repêchée. Outre le 100 m brasse dames, trois autres titres olympiques devaient être décernés en natation, tard dans la nuit à Rio (tôt ce matin à Beyrouth). Et quatorze au total pour cette 3e journée des JO.
« J'ai vécu 18 mois un peu fous. Je ne comprenais pas ce qui se passait, a commenté Yuliya Efimova, après avoir réalisé le 2e temps des séries. Je suis juste contente d'être là, et prête pour la compétition. » Car depuis 2014, les affaires de dopage s'enchaînent. Il y eut d'abord une suspension de 16 mois pour un contrôle positif à un stéroïde. Puis, en mars 2016, un nouveau contrôle positif, cette fois au Meldonium, un produit très à la mode dans le sport russe avant son interdiction le 1er janvier dernier. La sanction a finalement été levée et la nageuse blanchie.
Ce pedigree particulier avait incité la Fédération internationale (Fina) à la priver de JO le 25 juillet, comme six autres nageurs russes, à la suite des révélations du rapport McLaren sur le système de dopage d'État en Russie. Sanction levée vendredi dernier, juste avant la cérémonie d'ouverture, par le Comité international olympique (CIO). Voici donc Efimova en finale du 100 m brasse, après avoir essuyé quelques sifflets. Une 2e médaille – après le bronze des JO 2012 sur 200 m brasse – lui permettrait de tourner la page.
Par un curieux télescopage, un autre nageur suspendu pour dopage était dans la piscine hier : le Chinois Sun Yang, double champion du monde en titre, suspendu trois mois après un contrôle positif en 2014 à une molécule destinée à prévenir les angines de poitrine. Il devait s'aligner en finale du 200 m nage libre. Mais sa présence ne ravit guère ses adversaires. « Je n'ai pas de respect pour les dopés », a lâché l'Australien Mack Horton, médaillé d'or du 400 m libre. Des propos qui ont suscité une vive polémique en conférence de presse et outré l'équipe chinoise qui a exigé – en vain – des excuses du nageur australien. Par la suite, les médias chinois l'ont traité d'« arrogant cynique » et d'« immoral ».
Outre le 100 m brasse dames et le 200 m nage libre, devaient être attribués les titres sur 100 m dos messieurs et dames. Avec peut-être quelques records du monde supplémentaires à ajouter aux six déjà battus depuis le début des Jeux.

Un dimanche d'anthologie
Hors des bassins, parmi les autres couronnes en jeu, celle de la gymnastique par équipes messieurs où le « roi » Kohei Uchimura et le Japon, auteurs de nombreuses erreurs en qualifications samedi, sont attendus au tournant par la Chine, sacrée en 2008 et 2012. Par ailleurs, le rugby à VII féminin, nouveau venu au programme olympique, distinguera un premier champion. Quatre équipes s'affronteront en demi-finales, Australie-Canada et Nouvelle-Zélande-Angleterre, avant la finale à 22h00 GMT (01h00 ce matin à Beyrouth).
Dimanche, la soirée s'est achevée en apothéose avec la 23e médaille olympique – une 19e en or – décrochée par la légende de la natation Michael Phelps, vainqueur du relais 4 x 100 m avec les États-Unis devant la France et l'Australie. Il a accompli cet exploit lors d'une soirée d'anthologie, au cours de laquelle trois records du monde ont été battus par la Suédoise Sarah Sjöström (100 m papillon), le Britannique Adam Peaty (100 m brasse) et l'Américaine Katie Ledecky (400 m libre).
L'autre performance du dimanche est à mettre au crédit de la judoka Majlinda Kelmendi, sacrée championne olympique et qui a ainsi apporté une première médaille au Kosovo, présent pour la première fois aux JO. À l'inverse, Novak Djokovic, n° 1 mondial indéboulonnable au classement ATP, a été battu dès son entrée en lice par Juan Martin Del Potro (7-6 (7/4), 7-6 (7/2)), laissant filer son rêve de décrocher la médaille d'or olympique. Il reste donc avec sa seule médaille de bronze décrochée à Pékin en 2008. Toujours en tennis, les deux paires de doubles dominantes, les sœurs Williams, trois fois médaillées d'or (2000, 2008, 2012), et les Français Mahut-Herbert, n° 1 mondiaux, ont été éliminées dès le premier tour.
En cyclisme, la course en ligne dames a été remportée par la Néerlandaise Anna Van der Breggen. Et marquée par la lourde et très spectaculaire chute de sa compatriote Annemiek Van Vleuten, immédiatement transportée à l'hôpital. Placée en soins intensifs, elle souffre « d'une sévère commotion cérébrale et de trois microfractures à la colonne vertébrale », a indiqué la Fédération néerlandaise. Hier, elle a annoncé sur Twitter qu'elle espérait pouvoir sortir de l'hôpital dans la journée.
Hier aussi, le tireur italien Niccolo Campriani a remporté l'or à la carabine à 10 m, après l'argent à Londres en 2012, en s'imposant devant l'Ukrainien Serhiy Kulish (argent) et le Russe Vladimir Maslennikov (bronze). Campriani devient ainsi le 3e tireur double médaillé dans cette discipline, après le Russe Artem Khadjibekov, le Chinois Zhu Qinan et l'Allemand Johann Riederer.
(Source : AFP)

Gagner, mais à quel prix ? La Russe Yuliya Efimova, qui se débat dans des affaires de dopage depuis 18 mois, entendait hier profiter du 100 m brasse pour décrocher une médaille aux JO de Rio, pour lesquels elle a été repêchée. Outre le 100 m brasse dames, trois autres titres olympiques devaient être décernés en natation, tard dans la nuit à Rio (tôt ce matin à Beyrouth). Et quatorze au total pour cette 3e journée des JO.« J'ai vécu 18 mois un peu fous. Je ne comprenais pas ce qui se passait, a commenté Yuliya Efimova, après avoir réalisé le 2e temps des séries. Je suis juste contente d'être là, et prête pour la compétition. » Car depuis 2014, les affaires de dopage s'enchaînent. Il y eut d'abord une suspension de 16 mois pour un contrôle positif à un stéroïde. Puis, en mars 2016, un nouveau contrôle...
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