La deuxième cour intermédiaire populaire de Tianjin où les militants des droits de l’homme ont été condamnés le 4 août 2016. Fred Dufour/AFP
Gou Hongguo, un militant chinois des droits de l'homme, a été condamné hier à trois ans de prison « avec sursis », la 4e condamnation pour « subversion » rendue cette semaine contre des critiques du régime.
Militant et chrétien, Gou a été accusé de s'être rendu à l'étranger pour y être « entraîné à subvertir le pouvoir de l'État », a indiqué dans un microblog la deuxième cour intermédiaire populaire de Tianjin (Nord). Gou Hongguo s'était distingué en protestant vivement contre les évictions forcées, fréquentes en Chine, qui voient des promoteurs s'emparer de logements de résidents démunis après des expropriations souvent violentes cautionnées par le gouvernement. Il a été reconnu coupable d'avoir cherché à « retourner l'opinion publique » contre le gouvernement et d'avoir tenté de « renverser le système socialiste », précisait le tribunal. Gou Hongguo a, selon l'agence étatique Chine nouvelle, plaidé coupable et ne fera pas appel.
Ce même tribunal avait prononcé ces derniers jours de plus lourdes peines contre des militants connus, à l'issue de procès expéditifs, marquant un nouveau durcissement de la répression des voix critiques du régime communiste sous la présidence de Xi Jinping.
L'avocat Zhou Shifeng, directeur du cabinet pékinois Fengrui – connu pour défendre dissidents, artistes contestataires comme Ai Weiwei ou groupes religieux interdits – a été condamné jeudi à sept ans de prison pour « subversion ». Enfin, Hu Shigen, auteur dissident et responsable d'églises clandestines, a, lui, écopé mercredi de sept ans et demi de prison, et la veille le militant Zhai Yanmin, organisateur de manifestations, s'en sortait mardi avec trois ans et demi avec sursis.
(Source : AFP)


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