La grande braderie de Lille, en 2011. Photo archives AFP
La braderie de Lille, la plus importante d'Europe, prévue début septembre, a été « annulée » hier par crainte d'un nouvel attentat après la série d'attaques que vient de connaître la France, et qui a déjà conduit à une cascade d'annulations similaires.
« C'est un problème de responsabilité morale. (...) Je pense donc qu'il faut suspendre la braderie de 2016 », a expliqué la maire de la ville, Martine Aubry. En 2015, cette brocante avait attiré près de 2,5 millions de visiteurs.
Feux d'artifice, meeting aérien, fêtes populaires... : toute une série d'événements festifs ont été ainsi annulés en France ces derniers jours, après l'attentat meurtrier du 14 juillet à Nice, le jour de la fête nationale.
« Nous avons vraiment tout fait pour » accroître la sécurité, « mais il y a des risques que nous n'arrivons pas à réduire. C'est une décision douloureuse », a reconnu la maire socialiste de Lille.
« À un moment, nonobstant nos passions, nos convictions, il faut dire stop à un modèle qui est dépassé par les exigences de sécurité », a plaidé pour sa part le préfet Michel Lalande, représentant de l'État dans la région. « La décision de suspendre (la braderie) est prise (...) en raison de son modèle hyperurbain, avec ses rues pleines de monde », a-t-il précisé.
La braderie de Lille devait se tenir le week-end du 3 et 4 septembre. Du samedi 14h00 (12h00 GMT) au dimanche 23h00 (21h00 GMT), ce devait être « deux jours et une nuit de folie ! » soulignait la mairie sur son site Internet, avec 10 000 vendeurs exposant sur 100 km de trottoirs dans
les rues de la ville.
L'Union des métiers et industries de l'hôtellerie a vivement critiqué la décision d'annulation, qualifiée de « brutale » et d'« incompréhensible ». « C'est un coup très dur, en termes économiques et en termes d'image renvoyée, notamment à l'étranger », a jugé son président, Thierry Grégoire.
(Source : AFP)

