La Turquie et l'Autriche ont à nouveau échangé des propos peu amènes hier. « Le racisme est l'ennemi des droits de l'homme », a lancé le chef de la diplomatie Mevlut Cavusoglu à la télévision TGRT. « Le chancelier autrichien (Christian Kern) ferait mieux de regarder son propre pays. Aujourd'hui l'Autriche est la capitale du racisme radical. »
Le chef de la diplomatie autrichienne Sebastian Kurz a immédiatement réagi sur Twitter : « J'appelle instamment le ministre des Affaires étrangères (turc) à faire preuve de retenue et rejette fermement ses critiques. La Turquie doit modérer (...) son langage et ses actes. »
M. Cavusoglu a également qualifié de « laids » les propos la veille du chancelier autrichien appelant à rompre les pourparlers d'adhésion à l'UE en cours avec Ankara. « Nous devons faire face à la réalité : les négociations d'adhésion (d'Ankara à l'UE) ne sont plus que de la fiction (...) les normes démocratiques turques sont loin d'être suffisantes pour justifier son adhésion », avait déclaré M. Kern. Jeudi déjà, le ministre turc des Affaires européennes Omer Celik les avait jugés « extrêmement perturbants ».
Sur le même mode, le ministre autrichien de la Défense Hans-Peter Doskozil avait comparé le régime turc à une « dictature », alors que se déroule une vaste purge après le coup d'État manqué du 15 juillet. Dans une rafale de tweets, M. Celik avait encore haussé le ton, fustigeant des « déclarations antiturques marquées par un langage d'extrême droite ».
Moyen Orient et Monde
Le ton monte entre la Turquie et l’Autriche
OLJ / le 06 août 2016 à 00h00


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