L'Orient-Le Jour : Comment se sont déroulés les préparatifs pour ces Jeux de la francophonie, alors qu'il n'y a pas si longtemps, la sélection n'avait même pas d'entraîneur ?
Shada Nasr : « Beaucoup de choses ont changé, depuis un an déjà, en vue de ces Jeux. Deux entraîneurs ont été nommés, Élie Nasr et Vicken Eskedjian (deux ex-joueurs des années 90), et on s'entraîne de façon intensive depuis le mois de juin à raison de 6 entraînements par semaine, parfois même deux séances par jour.
On sent vraiment que la fédération libanaise est mobilisée par l'enjeu et veut à tout prix réussir un bon résultat au niveau du basket féminin.
La seule chose qui manque à mon avis, c'est peut-être l'absence de stages d'entraînement à l'étranger ou des matches contre d'autres sélections nationales pour être complètement dans le bain.
Mais cette fois, nous sommes beaucoup mieux préparées, et nous avons surtout un renfort de choix avec la venue de l'Américaine Chantal Anderson qui a été récemment naturalisée et qui représente un plus certain pour l'équipe. »
OLJ : Que représentent pour vous les Jeux de la francophonie ?
S. N. : « Personnellement, et je pense que je peux même m'exprimer sur ce plan au nom de toute l'équipe, c'est peut-être l'evenement sportif le plus important auquel il nous ait été donné de participer. C'est vrai que nous avons déjà pris part aux Jeux de la francophonie de 2005 au Niger, mais cette fois, ces Jeux se déroulent à Liban, devant notre propre public, et nous avons à cœur de réussir un bon résultat. D'autant plus que nous voulons effacer le souvenir du Niger ou nous nous étions classées à l'avant-dernière place, sans remporter la moindre victoire.
Pour résumer, disons que nous visons une place sur le podium car si on se compare aux autres équipes, la Tunisie par exemple, qui s'était classée troisième en 2005 alors que c'est une sélection contre laquelle nous n'avons jamais perdu, on peut donc légitimement espérer réaliser un parcours similaire. »
OLJ : Que se passera-t-il le 7 octobre, alors que le rideau tombera sur les Jeux ?
S. N. : « Au niveau de la sélection nationale féminine, les efforts qui ont été jusque-là consentis par la fédération vont probablement s'arrêter. D'ailleurs, la mission des deux entraîneurs Nasr et Eskedjian se termine avec la fin de ces Jeux. Chacune de nous reprendra le chemin des entraînements avec son club car le championnat du Liban reprendra ses droits. On espère simplement qu'on ne retombera pas dans l'oubli, que la fédération ne s'arrêtera pas en si bon chemin et qu'elle continuera à déployer les efforts nécessaires pour l'essor de cette discipline en vue des événements à venir car il y a au Liban un réservoir de très bonnes joueuses qui ont le potentiel pour faire de l'équipe du Liban l'une des meilleures de la région. »
L'Orient-Le Jour : Comment se sont déroulés les préparatifs pour ces Jeux de la francophonie, alors qu'il n'y a pas si longtemps, la sélection n'avait même pas d'entraîneur ?
Shada Nasr : « Beaucoup de choses ont changé, depuis un an déjà, en vue de ces Jeux. Deux entraîneurs ont été nommés, Élie Nasr et Vicken Eskedjian (deux ex-joueurs des années 90), et on s'entraîne de façon intensive depuis le mois de juin à raison de 6 entraînements par semaine, parfois même deux séances par jour.
On sent vraiment que la fédération libanaise est mobilisée par l'enjeu et veut à tout prix réussir un bon résultat au niveau du basket...

