Rechercher
Rechercher

Liban - Société

La Cedaw, la femme et l’avenir au Liban

Une conférence sur le droit des femmes, intitulée « la Cedaw, la femme et l'avenir au Liban », s'est déroulée hier à la Maison de l'avocat. Organisée par l'association « Avenir Liban », elle a vu la participation des ministres sortants de la Justice, Chakib Cortbaoui, parrain de l'événement, de l'Information, Walid Daouk, et de l'ex-ministre Mona Afeiche.


« La Cedaw est une convention qui vise à éliminer toute forme de discrimination contre la femme », a expliqué la fondatrice d' « Avenir Liban », Patricia Élias Smida, précisant que « le Liban a signé cette convention ». L'avocate estime honteux que la fondation Thomson Reuters classe le Liban à la 16e place sur 22 pays arabes dans le domaine du respect des droits de la femme. « Un classement indigne d'un pays comme le Liban qui rayonnait à travers le monde », note-t-elle.
À son tour, la représentante du comité de la Cedaw aux Nations unies, Nahla Abdallah Haïdar, a observé que le fossé est grand entre l'engagement écrit du Liban et la réalité. Elle a insisté sur la nécessité de se concentrer sur « l'éducation des femmes », vu « l'augmentation inquiétante du taux d'analphabétisme parmi elles ».


La présidente du Comité national pour les affaires des femmes, Fahmieh Charafeddine, a d'abord salué l'initiative du ministre sortant de la Justice d'enregistrer le premier mariage civil au Liban. Il faut aller encore plus loin, a-t-elle dit, invitant les autorités « à adopter une loi civile libanaise pour le statut personnel et à ne pas compter sur les lois communautaires ». Elle a enfin appelé les autorités à imposer un âge légal au mariage et à mettre un terme au mariage des enfants.
De son côté, le ministre sortant de la Justice, Chakib Cortbaoui, a dénoncé les mauvaises notes attribuées au Liban, qu'il a qualifiées « d'erronées ». Il a précisé que 45 % des juges du Liban sont de sexe féminin et que trois d'entre elles sont membres du Conseil supérieur de la magistrature qui comprend 10 membres. Et d'ajouter qu'il y a quatre ans, une femme a été élue bâtonnière par les avocats sans la moindre hésitation.

 

Lire aussi
HRW dénonce le harcèlement sexuel contre des réfugiées syriennes au Liban

Droits de la femme arabe : le Liban fait pâle figure au classement Thomson Reuters

En matière d'écart entre hommes et femmes, le Liban régresse

Droits des femmes, avancées et obstacles

Une conférence sur le droit des femmes, intitulée « la Cedaw, la femme et l'avenir au Liban », s'est déroulée hier à la Maison de l'avocat. Organisée par l'association « Avenir Liban », elle a vu la participation des ministres sortants de la Justice, Chakib Cortbaoui, parrain de l'événement, de l'Information, Walid Daouk, et de l'ex-ministre Mona Afeiche.
« La Cedaw est une convention qui vise à éliminer toute forme de discrimination contre la femme », a expliqué la fondatrice d' « Avenir Liban », Patricia Élias Smida, précisant que « le Liban a signé cette convention ». L'avocate estime honteux que la fondation Thomson Reuters classe le Liban à la 16e place sur 22 pays arabes dans le domaine du respect des droits de la femme. « Un classement indigne d'un pays comme le Liban qui rayonnait à travers...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut