La cérémonie de remise de diplômes à la FGM s’achève dans la bonne humeur. Photo Michel Sayegh
« Chers étudiants diplômés, nous sommes fiers de chacun et de chacune d'entre vous que nous connaissons par son nom et prénom, par ses aptitudes et son parcours à la faculté de gestion de l'USJ et dans ses branches régionales. » C'est avec ses mots chaleureux que le père Salim Daccache s.j. s'est adressé aux 227 licenciés de la faculté de gestion et de management (FGM) de l'USJ à Beyrouth, auxquels s'ajoutent 37 diplômés de la FGM-Saïda, 18 diplômés de la FGM-Tripoli et aux 10 diplômés du centre de Zahlé.
« Acquérir un diplôme de l'USJ est l'aboutissement d'années de travail assidu, mais plus que jamais le fruit d'une formation de l'esprit et du cœur, de l'intelligence et de la volonté, a ajouté le recteur. Je me contente d'une seule caractéristique de cette formation pédagogique dite jésuite : l'USJ fut pour vous, et demeure, un lieu où l'on apprend à penser, à penser librement, c'est-à-dire à connaître mais aussi à comprendre, à savoir mais aussi à critiquer, à discerner, à juger... c'est-à-dire à s'orienter dans la vie et dans le monde, selon la boussole de la raison, afin de permettre à l'homme d'être lui-même. Et combien avons-nous besoin de cette boussole de la raison aujourd'hui dans un monde déboussolé et violent ! »
« (...) Gardez précieux ce désir de continuer à savoir et à apprendre et, pourquoi pas, à poursuivre un master, a conclu le recteur. Gardez vivante la flamme de votre appartenance à votre association amicale, l'Association des gestionnaires, qui regroupe plus de 10 900 anciens depuis la fondation de la faculté. »
Gilbert Ghostine, invité d'honneur
Prenant la parole à son tour, le doyen de la FGM, Tony Gibeily, a présenté l'invité d'honneur de la cérémonie, Gilbert Ghostine, un des anciens de la FGM. Ce dernier est aujourd'hui dans la position enviable et convoitée de PDG de Firmenich, la plus grande entreprise privée de création de parfums et d'arômes au monde.
« Si vous êtes ici aujourd'hui, c'est parce que vous avez travaillé dur et vous avez fait preuve de résilience, a affirmé notamment M. Ghostine, dans un long discours dans lequel il a cherché à donner aux nouveaux diplômés les clés de son succès, et de tout succès. Vous avez fait preuve de résilience pour surmonter tous les obstacles et difficultés que vous avez rencontrés – et je sais qu'il y en a eu beaucoup ! De la résilience, croyez-moi, vous allez en avoir besoin pendant toute votre vie, autant professionnelle que personnelle (...). La période durant laquelle j'étais étudiant n'a pas été facile. Malgré ce contexte (celui de la guerre), notre détermination nous a permis de réussir et de ne jamais renoncer. Cette résilience fait partie intégrante de nos gènes libanais. C'est ce qui nous a permis, génération après génération, d'aller plus loin. (...) Aujourd'hui, au Liban, 50 % des entreprises les plus connues n'existaient pas il y a 30 ans (des entreprises comme Aïshti, Roadster, Crepaway, LibanPost, Solidere, MTV, City Mall et la liste est longue...). Qu'est-ce qui a précipité cette vague de changement sans précédent ? Qui a créé toutes ces opportunités? Ce ne sont pas des États ou des gouvernements. Il s'agit de femmes et d'hommes comme vous et moi, des hommes qui s'engagent pour réinventer le Liban, le Moyen-Orient et le monde. »
Enfin, Charbel Khalil devait encourager les nouveaux diplômés à rejoindre les rangs de la Fédération des amicales des anciens de l'USJ, lieu de communion culturelle et de solidarité professionnelle.


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