Le ministère des Affaires étrangères a publié hier un communiqué stigmatisant « le lâche attentat terroriste » perpétré à Nice la veille. « Cette fois, le terrorisme monstrueux a choisi de frapper en temps et lieu symboliques (...). Mais l'acharnement des terroristes à viser nos valeurs humaines communes, puisées dans toutes les religions, n'aura pas raison de notre détermination à lui faire face ». Et le ministère d'appeler à « unifier les efforts à l'échelle internationale pour abattre le terrorisme ».
Un avis partagé par la chef de la Délégation de l'Union européenne, Christina Lassen, reçue hier par le ministre des AE, Gebran Bassil. « L'attentat de Nice, similaire aux attentats qui touchent la région depuis les dernières années, prouve une nouvelle fois le besoin de renforcer la coopération bilatérale entre l'UE et le Liban dans la lutte contre le terrorisme », a affirmé Mme Lassen, révélant à cet égard qu'un « nouveau pas a été franchi dans la fixation des priorités devant définir le nouveau cadre de notre partenariat, que nous examinons depuis six mois ». L'absence de Libanais parmi les victimes et blessés de l'attentat de Nice a quasiment été confirmée par le ministère en milieu de journée hier.
Bassil reçoit Richard
Par ailleurs, la nouvelle ambassadrice des États-Unis, Elizabeth Richard, arrivée à Beyrouth le 11 juillet courant, a été reçue hier par le ministre Bassil. À l'issue de sa visite, Mme Richard s'est dit « honorée » de cette rencontre. « Je suis on ne peut plus enthousiaste et honorée de servir en tant que représentante du président Barack Obama au Liban », a-t-elle ajouté. En outre, la diplomate a dit « avoir hâte de renforcer notre partenariat de longue date avec le Liban, d'explorer ce que ce pays a à offrir et connaître son meilleur atout, à savoir le peuple libanais ». Et Mme Richard d'ajouter : « La relation libano-américaine a un solide fondement de valeurs partagées. Cette relation s'est encore renforcée au cours des dernières années, et les États-Unis se sont tenus aux côtés du Liban, alors qu'il faisait face à une série de défis. J'ai hâte de bâtir sur le travail de mes prédécesseurs et de poursuivre notre appui à la sécurité, la stabilité et la prospérité du Liban. »
Parmi les visiteurs du palais Bustros hier, la directrice de l'Unicef au Liban, Tanya Chapuisat, qui a communiqué au ministre le plan quadriennal de l'Unicef pour soutenir le gouvernement libanais dans la gestion de la crise des déplacés.
Sur ce plan, le chef de la diplomatie libanaise a adressé hier une lettre au commissaire général de l'Unrwa, Pierre Krähenbühl. Faisant suite aux « propos récents, de plus en plus fréquents, sur l'intention de l'Unrwa d'élargir son cercle de compétence aux déplacés syriens au Liban », la lettre réitère « l'appui continu du Liban à l'Unrwa mais seulement dans le cadre strict des compétences attribuées à cette agence, à savoir les cas exclusifs de réfugiés palestiniens ». Il a rappelé à cet égard que « la Constitution interdit la naturalisation des réfugiés », et réaffirmé l'attachement du Liban au droit de retour des Palestiniens.


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