Le "régime de calme" instauré pour trois jours par l'armée syrienne à l'occasion de la fête musulmane de l'Aïd el Fitr est insuffisant et ne sera jugé qu'à l'aune des résultats sur le terrain, a déclaré jeudi le ministère français des Affaires étrangères.
"Nous avons pris note de cette annonce", a dit le porte-parole du Quai d'Orsay lors d'un point presse. "Elle reste toutefois largement en-deçà des engagements pris à Vienne en faveur d'une trêve durable et globale."
L'armée syrienne a annoncé mercredi l'instauration d'un "régime de calme" de 72 heures, un principe accepté par les rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL) à condition que le gouvernement syrien le respecte.
Mais des combats et des frappes aériennes ont depuis été signalés.
Il s'agit de la première trêve nationale depuis celle de février, qui avait été négociée par les grandes puissances pour faciliter les discussions de paix de Genève. Elle a depuis volé en éclats et les négociations ont été rompues en avril.
"La France rappelle que la trêve, censée s'appliquer à l'ensemble des parties à l'exception des groupes terroristes, a été violée continuellement par le régime et ses soutiens depuis février", a dit le porte-parole. "Ils ont en effet poursuivi leurs bombardements quotidiens sur les positions de l'opposition modérée et sur les civils."
"Nous jugerons donc l'annonce d'un 'régime de calme' à l'aune des résultats concrets qui seront obtenus sur le terrain", a-t-il ajouté. "Sans un respect entier et durable de la trêve et sans un accès humanitaire complet et continu à toutes les populations dans le besoin en Syrie, il est illusoire d'attendre une reprise des négociations."
Le conflit syrien, qui a fait plusieurs millions de déplacés et plus de 280.000 morts, a commencé en mars 2011 sous la forme d'une contestation pacifique et s'est transformé progressivement, sous l'effet de la répression, en rébellion armée, rejointe par la suite par des groupes jihadistes, dont l'Etat islamique.
La France, qui apporte son soutien à l'opposition modérée syrienne, a rompu ses liens diplomatiques avec la Syrie en mars 2012 pour protester contre la répression orchestrée par Bachar el-Assad. Elle participe militairement à la coalition anti-EI dans le pays depuis septembre 2015.
"Nous avons pris note de cette annonce", a dit le porte-parole du Quai d'Orsay lors d'un point presse. "Elle reste toutefois largement en-deçà des engagements pris à Vienne en faveur d'une trêve durable et globale."
L'armée syrienne a annoncé mercredi l'instauration d'un "régime de calme" de 72 heures, un principe accepté par les rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL) à condition que le gouvernement syrien le respecte.
Mais des combats et des frappes aériennes ont depuis été signalés.
Il s'agit de la première trêve nationale depuis celle de février,...


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