Irons-nous par la route ou par la mer ? est la question qu'a posée, avant-hier, M. René Moawad, ministre des PTT, au président Karamé alors qu'ils apprenaient par M. Halim Abou-Ezzeddine, administrateur du Liban-Nord, que la route Tripoli-Beyrouth était embouteillée.
« Nous n'avions pas prévu qu'il y aurait une telle affluence pour notre festival de ski nautique et il faudra plus de deux heures pour dégager la route », a expliqué Halim bey.
Puis de suggérer :
« Si vous avez le pied marin, il nous reste la possibilité d'emprunter la vedette de la marine pour nous rendre à Tripoli. »
– « Nous irons donc par la mer », décidèrent Leurs Excellences.
Mauvaise inspiration ! Car, entre-temps, les FSI, ignorant la déviation de l'itinéraire présidentiel, avaient dégagé la route de Tripoli, de sorte que les voitures de ces messieurs les attendirent sur la jetée du port de la capitale du Nord pendant plus d'une demi-heure. Motif : le président du Conseil et sa suite avaient mis le cap vers le grand large pour éviter les récifs.
Moralité : Rachid effendi flotte... mais ne veut pas couler.


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ET LE PAUVRE... POUR TOUJOURS...
10 h 28, le 18 juin 2016