Le président de la Chambre recevant Nagib Mikati. Photo Dalati et Nohra
Farès Souhaid, secrétaire général du 14 mars, dans une déclaration : « Dans sa signification politique, l'attentat contre la Blom Bank est aussi grave que l'assassinat de Rafic Hariri. Je pense que la violence est utilisée en politique non pour régler des comptes mais pour changer les données : le meurtre de Hariri avait beaucoup changé les données, ouvrant la voie à la consolidation de l'emprise iranienne sur la région. À l'époque, nous étions capables de faire face à la violence du Hezbollah et du régime syrien. La gravité de ce qui se passe aujourd'hui est que le Hezbollah affirme de façon
directe ou indirecte qu'il se trouve en conflit avec le secteur bancaire libanais, utilisant à nouveau la violence, mais sans qu'il y ait, en face, un élan civil, politique et national pour lui tenir tête. Les forces en présence en 2005 se sont affaiblies et se sont démembrées, chacune se souciant de ses intérêts plutôt que des priorités nationales qui rassemblent. Il faut réveiller un esprit libanais islamo-chrétien transconfessionnel qui puisse faire prévaloir un seul thème, celui de l'intérêt national (...). Dans le conflit qui oppose le secteur bancaire libanais au Hezbollah, c'est à ce parti de prouver son innocence, et non pas à nous de ne pas le condamner. »
Nagib Mikati, ancien Premier ministre, lors d'une visite chez le président de la Chambre, Nabih Berry : « L'atteinte au système bancaire libanais, qui a préservé l'économie libanaise, est affligeante. Aujourd'hui, le secteur bancaire, dont les dépôts dépassent les 170 à 180 milliards de dollars, continue à afficher une bonne santé dans un pays qui se trouve au milieu d'une atmosphère trouble. Il faut préserver ce secteur qui a résisté aux guerres libanaises et à l'invasion israélienne. Nous devons être conscients du fait que ce secteur concerne tous les Libanais. De ce fait, nous devons le préserver et maintenir toutes les mesures prises par la BDL. »
L'ordre de la presse, dans un communiqué : « Après l'explosion qui a touché la Blom Bank dimanche soir, les Libanais se sont rendu compte que ce n'est pas seulement l'établissement en question qui était visé, mais également toutes les personnes qui ont déposé de l'argent dans les banques libanaises. L'attentat dont la Blom a été la cible est une tentative vaine pour nuire à la réputation des banques libanaises. Le secteur bancaire, tout comme le secteur des médias, a résisté face aux crises. Sa réputation est honorable, à l'intérieur comme à l'extérieur du Liban, grâce au gouverneur de la BDL, Riad Salamé, qui travaille à préserver la livre libanaise. »
Ali Osseirane, député du bloc Berry, dans une déclaration : « Le sabotage du système financier libanais est certainement le meilleur service gratuit rendu à Israël. Pour que la stabilité règne à nouveau au Liban, la police doit parvenir à appréhender celui qui a posé la bombe et ceux qui se tiennent derrière cet attentat. »
Mohammad Safadi, député de Tripoli, lors d'un iftar à Tripoli : « Je souhaite que l'auteur qui a perpétré l'attentat contre la Blom soit un non-Libanais. N'oublions pas qu'Israël est notre ennemi et qu'il a toujours cherché à détruire l'économie du Liban et saper les bases sur lesquelles le pays est fondé. La priorité doit donc être accordée à l'unification de nos rangs pour faire face à l'ennemi sioniste. »


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine