Le double tenant du titre entre en piste : l'Espagne démarre son Euro contre la République tchèque aujourd'hui, en ouverture d'une journée marquée par le retour de Zlatan Ibrahimovic au Stade de France, avec la Suède, et un premier choc Italie-Belgique.
Groupe D
L'Espagne face à ses démons... L'Espagne débute sa quête d'une troisième couronne consécutive dans un contexte délicat, secouée par le scandale sexuel qui a éclaboussé vendredi David de Gea. Le gardien de Manchester United a reçu le soutien du sélectionneur Vicente del Bosque et de ses partenaires, mais il apparaît fragilisé alors qu'on l'annonçait titulaire aux dépens d'Iker Casillas, jugé vieillissant. Hier, Del Bosque a indiqué qu'il tranchera aujourd'hui entre Casillas et De Gea.
Mais au-delà du scandale et même des doutes nés après la défaite surprise contre la Géorgie (0-1) lors de son dernier match de préparation, l'Espagne devra faire face à ses propres fantômes... Il pourrait y avoir aujourd'hui jusqu'à sept titulaires de l'humiliant premier match perdu face aux Pays-Bas au Mondial 2014 (5-1), que la sélection ibère avait quitté dès la phase de poules. Alvaro Morata, absent au Brésil, devrait être aligné à la pointe de l'attaque espagnole, un poste sinistré depuis plusieurs années. L'armada offensive espagnole a toutefois encore fière allure, avec Iniesta, David Silva ou encore Fabregas.
La République tchèque comptera elle sur l'indéboulonnable Petr Cech, recordman de sélections (121), pour battre la Roja, ce qu'elle n'a plus fait depuis 1990.
Groupe E
Zlatan « is back » ! Moins d'un mois après son sacre en Coupe de France avec le PSG, Zlatan Ibrahimovic retrouve la pelouse de Saint-Denis, avec cette fois-ci la tunique jaune de la Suède sur les épaules, face à l'adversaire a priori le plus faible du groupe E, l'Éire. La défaite est déjà interdite pour les Suédois s'ils veulent atteindre les huitièmes de finale dans ce « groupe de la mort ». L'enjeu est aussi personnel pour la star : s'il inscrit plus de 3 buts, il peut effacer des tablettes de l'Euro le meilleur buteur de l'histoire, Michel Platini (9 buts en une seule édition, 1984).
« On est prêts », « on joue bien ensemble », « l'équipe est prioritaire » : loin du Zlatan flamboyant qui prend un malin plaisir à enflammer ses rendez-vous médiatiques, c'est un Ibrahimovic qui a enchaîné les banalités hier dans l'exercice obligatoire de conférence de presse. Soit le puncheur « Ibra » était dans un petit jour et n'a pas su régler ses coups pour envoyer l'auditoire dans les cordes, soit le capitaine de 34 ans, brillant communicateur, voulait faire passer le message qu'il sait également être ce cadre responsable et collectif.
De son côté, l'Éire de Robbie Keane, qui reste sur une piteuse défaite à domicile contre le Belarus (1-2), compte sur sa défense, efficace lors des éliminatoires (7 buts encaissés), pour empocher sa première victoire dans la phase finale d'une grande compétition depuis le Mondial 2002 (3-0 contre l'Arabie saoudite).
La Belgique en favori... Pour le premier grand choc de l'Euro, la Belgique de Marc Wilmots est pour une fois favorite face à l'une des plus faibles Italie de l'histoire, à l'efficacité incertaine en attaque. L'animation offensive est justement le point fort des Diables rouges. Avec Eden Hazard et Kevin de Bruyne, ils ont les armes pour faire sauter le verrou azzurri, composé du trio de la Juventus Barzagli/Bonucci/Chiellini. Mais « quand l'Italie est sous-estimée, c'est là que tu as des problèmes », a mis en garde le troisième gardien belge, Jean-François Gillet, qui a joué 16 ans dans la Botte. La Belgique a d'ailleurs eu du mal face aux défenses regroupées de la Finlande (1-1) et de la Norvège (3-2) en matches de préparation, et sa défense centrale, privée de son capitaine Vincent Kompany, n'offre pas les meilleures garanties d'imperméabilité.
(Source : AFP)
Groupe DL'Espagne face à ses démons... L'Espagne débute sa quête d'une troisième couronne consécutive dans un contexte délicat, secouée par le scandale sexuel qui a éclaboussé vendredi David de Gea. Le gardien de Manchester United a reçu le soutien du sélectionneur Vicente del Bosque et de ses partenaires, mais il apparaît fragilisé alors qu'on l'annonçait titulaire aux dépens d'Iker Casillas, jugé vieillissant. Hier, Del Bosque a indiqué qu'il tranchera aujourd'hui entre Casillas et De Gea.Mais au-delà du scandale et même des doutes nés après la défaite...

