La Belgique et son extraordinaire potentiel offensif, l'Italie de Buffon et des défenseurs de la Juventus Turin, la Suède et son génial géant Ibrahimovic, et au milieu de tout ça la coriace Irlande : indécis et relevé, le groupe E est l'un des plus excitants de l'Euro.
La Belgique, c'est tout simplement la meilleure nation européenne au classement Fifa, deuxième derrière l'Argentine. L'Italie, vice-championne d'Europe en titre, c'est une culture de la compétition et une science tactique presque sans égales. La Suède, c'est Ibrahimovic et c'est à peu près tout. Mais Zlatan, c'est une saison à 51 buts en 53 matches sous les maillots du PSG et de la Suède. C'est aussi un but contre l'Italie à l'Euro 2004 que personne n'a oublié dans la Botte : une sorte d'aile de pigeon retournée qui piégeait Buffon et lobait Vieiri. Et l'Irlande ? C'est au moins Robbie Keane, l'habitude de ne rien lâcher et la certitude de pouvoir mettre n'importe lequel de ses adversaires dans un sacré pétrin en cas de match nul ou pire, de défaite. Car malheur à celui qui aura la mauvaise idée de perdre des points face aux Verts, tant ils risquent de coûter cher dans ce groupe E.
Dès le 13 juin à Lyon, un premier choc entre la Belgique et l'Italie, probablement les deux favoris du groupe, permettra d'en savoir plus. Et dans une interview début mai à la Gazzetta dello Sport, le sélectionneur des Diables rouges, Marc Wilmots, a clairement posé l'enjeu : « Aucune des deux équipes ne peut perdre. En fait, perdre le premier match serait une tragédie. » Pour les Belges, tout de même privés du pilier de leur défense Vincent Kompany, la difficulté sera peut-être d'aborder le tournoi avec un statut de candidat au titre, presque de favori.
Génération dorée
Le Mondial 2014, terminé en quarts de finale face à l'Argentine, a servi de répétition. Les Belges sont prêts, ils ont du talent dans toutes les lignes (le gardien Courtois, le défenseur central Vermaelen, le milieu Nainggolan – bien connu des Italiens...) et surtout, ils disposent d'une force de frappe impressionnante. Avec Hazard qui retrouve la grande forme au bon moment, De Bruyne, Lukaku, Benteke ou Carrasco, les Diables peuvent viser haut.
« La génération dorée ? C'est ce que disent beaucoup d'observateurs. Mes joueurs ont été bons, ces dernières années ils ont fait beaucoup de bonnes choses. Mais il manque un titre. Quand ils l'auront gagné, on pourra parler de génération dorée », a estimé Wilmots.
L'Italie, elle, doit saliver en regardant la liste des attaquants belges. Avec un trio titulaire a priori composé de Pellè, Candreva et Eder, les Azzurri manquent cruellement de talent. Celui-ci aurait dû se trouver au milieu, mais les forfaits de Marchisio et Verratti ont encore compliqué la tâche du futur entraîneur de Chelsea, Antonio Conte, débarrassé de ses ennuis judiciaires, mais contraint de bricoler une équipe avec une génération particulièrement moyenne. Heureusement, l'Italie a une défense : celle de la Juventus Turin, formée de Bonucci, Barzagli et Chiellini qui, installés devant l'éternel Buffon, ont fait régner l'ordre en championnat avec seulement 20 buts encaissés.
La Suède a Zlatan Ibrahimovic... Le géant de Malmö sort de la meilleure saison de sa carrière en club avec le PSG, qu'il quittera pourtant cet été. À 34 ans, il n'aura plus beaucoup d'occasions de briller sous le maillot de son pays. La Suède n'a plus franchi le premier tour depuis 2004 et attend beaucoup de lui. Il a l'habitude !
(Source : AFP)

