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Liban

Badreddine a été tué par les « takfiristes », réaffirme le Hezbollah

Le Hezbollah a réaffirmé hier que son chef militaire en Syrie, Moustapha Badreddine, tué dans la nuit de jeudi à vendredi, à Damas, avait été la cible d'un bombardement d'artillerie mené par des « groupes takfiristes ».
Dans un communiqué publié samedi, le parti chiite a indiqué que « selon l'enquête en cours, l'explosion qui a visé un de (nos) sièges près de l'aéroport international de Damas et conduit au martyre de (notre) frère Moustapha Badreddine est le résultat d'un bombardement à l'artillerie mené par des groupes takfiristes présents dans cette région ».
L'Observatoire syrien des droits de l'homme s'est dépêché hier de répondre aux accusations du Hezbollah, affirmant que celles-ci sont « absolument fausses ». « L'opposition syrienne n'a nul lien avec la mort du cadre du Hezbollah, aucun tir sur la région de l'aéroport n'ayant été enregistré au cours des derniers jours », a affirmé le directeur de l'observatoire, Rami Abdel Rahmane, lors d'un entretien télévisé.
Le député Mohammad Hajjar, membre du bloc parlementaire du Futur, a également commenté les allégations selon lesquelles « Badreddine a été tué par un tir d'artillerie provenant des takfiristes et non d'Israël ». Lors d'un entretien avec la radio al-Fajr, M. Hajjar a estimé que le Hezbollah « évite par là d'admettre l'éventualité d'une agression israélienne et poursuit ses opérations militaires en Syrie sous prétexte de venger Badreddine ». Il s'est par ailleurs dit étonné de « la ressemblance » entre la mort de ce dernier et celle de l'ancien chef militaire en Syrie, Imad Moghniyé (assassiné en 2008), « d'autant que les deux hommes sont accusés de l'assassinat de (l'ancien Premier ministre) Rafic Hariri, et font l'objet de mandats d'arrêt du Tribunal spécial pour le Liban ».

Les réactions
Des responsables et alliés du Hezbollah ont par ailleurs exprimé leurs réactions suite à la mort de Moustapha Badreddine. Le président du comité législatif du parti chiite, Mohammad Yazbeck, a ainsi déploré, au cours d'une réconciliation familiale à Baalbeck, la mort du chef militaire, affirmant qu'elle « ne (nous) fera pas plier devant les tyrans ».
De son côté, lors d'un dîner organisé en son honneur par la municipalité de Kabrikha, le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, a salué « le martyre de Badreddine », estimant qu'il s'agit d'« une grande perte dans la région, vu le rôle que le commandant a joué dans la Résistance qui a défait l'ennemi israélien ». Le député Ali Fayad, présent au dîner, a assuré que « de nouveaux commandants poursuivront le chemin vers la victoire ».
L'ancien directeur général de la Sûreté générale Jamil Sayyed a quant à lui estimé dans un communiqué que « le seul bénéficiaire de l'assassinat de Moustapha Badreddine est Israël ». Affirmant que « les expériences et sacrifices passés ont montré que la Résistance est solide quel que soit le commandant qui est tombé en martyr », il a ajouté que « le martyre a toujours été un facteur important de la force dont jouit la Résistance depuis sa création ».
Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a par ailleurs reçu des messages de condoléances de l'ancien Premier ministre Sélim Hoss et du chef du bloc parlementaire du Changement et de la Réforme, Michel Aoun, ainsi que de partis mauritaniens et tunisiens.
Signalons par ailleurs que le chef des houthis au Yémen, Abdel Malek Badreddine el-Houthis, a adressé au leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah, un message de condoléances à la suite de la mort de Moustapha Badreddine.

Le Hezbollah a réaffirmé hier que son chef militaire en Syrie, Moustapha Badreddine, tué dans la nuit de jeudi à vendredi, à Damas, avait été la cible d'un bombardement d'artillerie mené par des « groupes takfiristes ».Dans un communiqué publié samedi, le parti chiite a indiqué que « selon l'enquête en cours, l'explosion qui a visé un de (nos) sièges près de l'aéroport international de Damas et conduit au martyre de (notre) frère Moustapha Badreddine est le résultat d'un bombardement à l'artillerie mené par des groupes takfiristes présents dans cette région ».L'Observatoire syrien des droits de l'homme s'est dépêché hier de répondre aux accusations du Hezbollah, affirmant que celles-ci sont « absolument fausses ». « L'opposition syrienne n'a nul lien avec la mort du cadre du Hezbollah, aucun tir...
commentaires (1)

Mais nul message de "réconfort" pour la famille HARIRI, suite à la "perte" de ce présumé" coupable dans l'assassinat du Président Rafîk HARIRI ? Wâââï ?

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

11 h 00, le 16 mai 2016

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Commentaires (1)

  • Mais nul message de "réconfort" pour la famille HARIRI, suite à la "perte" de ce présumé" coupable dans l'assassinat du Président Rafîk HARIRI ? Wâââï ?

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    11 h 00, le 16 mai 2016

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