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Sport - Athlétisme - Éclairage

Sous la pression de l’IAAF, l’Éthiopie s’attaque au dopage

Ébranlée par des suspicions de dopage parmi ses athlètes les plus en vue, l'Éthiopie a renforcé sa politique de contrôle et a commencé à appliquer des tests de dépistage après une mise en demeure de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF). Pour la première fois dans une compétition nationale, 35 athlètes ont subi un contrôle antidopage inopiné lors des championnats d'Éthiopie les 23 et 24 avril. Cinq coureurs qui participaient aux championnats du monde de marche par équipe, le week-end dernier à Rome, ont également été testés avant leur départ, a indiqué un responsable de la Fédération éthiopienne d'athlétisme.
« Le dopage est un problème global. Beaucoup de pays sont affectés (...). L'Éthiopie ne sera pas épargnée », a expliqué le secrétaire général de la fédération d'athlétisme, Bililign Mekoya, évoquant le cas d'au moins six coureurs de fond éthiopiens suspectés d'avoir eu recours à des produits dopants et qui font actuellement l'objet d'une enquête. L'affaire fait grand bruit dans un pays où les coureurs de fond des hauts plateaux sont adulés. L'identité des athlètes incriminés est tenue secrète. Tout juste sait-on que de « grands noms » de l'athlétisme éthiopien figureraient dans la liste. M. Mekoya met en cause l'ignorance des athlètes éthiopiens, qui peuvent prendre « sans le savoir » des médicaments interdits par l'IAAF. « Il existe tellement de suppléments, de vitamines, de protéines : la plupart des athlètes ne font pas la différence entre ce qui relève du dopage ou pas, a-t-il justifié. Il faut les instruire. »

Athlètes trompés ?
Après des décennies de laxisme, la fédération éthiopienne dispense depuis quelques semaines des séminaires sur le dopage à destination des athlètes et de l'encadrement, à Addis-Abeba et dans les centres de formation du pays. L'Éthiopie veut faire preuve de sa bonne volonté alors qu'au Kenya voisin l'athlétisme est aux prises avec de multiples scandales de dopage qui ont sérieusement entamé la réputation des coureurs kényans, les grands rivaux des athlètes éthiopiens sur le demi-fond et le fond. La rumeur de cas de dopage touchant également les Éthiopiens s'amplifiait depuis la suspension au mois de février de la Suédoise d'origine éthiopienne Abeba Aregawi (championne du monde du 1 500 m en 2013), qui a été contrôlée positive lors d'une compétition à Addis-Abeba en janvier.
L'IAAF a exigé de l'Éthiopie la mise en place de contrôles antidopage, jusqu'ici inexistants, d'ici au mois de novembre sous peine d'exclusion des compétitions internationales. Soucieuses de ne pas voir ternies les performances de leur exceptionnelle génération de coureurs de fond, comme Kenenisa Bekele ou Genzebe Dibaba, les autorités éthiopiennes ont récemment signé une loi criminalisant le dopage. En plus de sanctions sportives internationales, les athlètes éthiopiens convaincus de dopage s'exposent à une peine d'emprisonnement.
Sur la piste du stade d'Addis-Abeba, Tariku Bekele, frère de Kenenisa et médaillé olympique en 2012, pointe les faiblesses de jeunes athlètes qui peuvent être tentés de « prendre un raccourci pour obtenir des résultats ». « Des entraîneurs viennent de l'étranger et trompent les athlètes. Ils leur donnent des médicaments et prennent leur argent, témoigne-t-il. Nous, les sportifs, devons prendre conscience de cela. Nous devons apprendre. »
(Source : AFP)

La Russie freinerait les enquêteurs britanniques

La chaîne de télévision britannique Sky a accusé, hier, la Russie de ne pas collaborer pleinement avec les enquêteurs de l'agence antidopage britannique, chargés de l'aider à retrouver le droit chemin, après le scandale mêlant dopage et corruption qui a mis le pays au ban des nations en athlétisme. Sky, qui cite sans les préciser des sources au sein des instances antidopage, affirme notamment que le nombre de contrôles effectués en Russie est en chute libre. Après la suspension de l'athlétisme russe de toutes compétitions – et donc pour le moment des prochains JO de Rio (5-21 août) –, l'Agence mondiale antidopage (AMA) a demandé à l'agence britannique antidopage (UKAD) d'aider les Russes à se réformer, une obligation pour revenir dans le giron sportif. Mais, selon les sources de Sky, les agents doivent prévenir 30 jours à l'avance de leurs visites et les douanes russes bloquent systématiquement pendant 48h les échantillons sanguins qui doivent être analysés dans des laboratoires étrangers. En conséquence, le nombre de contrôles effectués en Russie est très loin des 1 000 par mois que conduisait la Rusada, l'agence antidopage russe, avant sa suspension. Sollicitées, l'Ukad et l'Ama ont refusé tout commentaire sur cette affaire.

Ébranlée par des suspicions de dopage parmi ses athlètes les plus en vue, l'Éthiopie a renforcé sa politique de contrôle et a commencé à appliquer des tests de dépistage après une mise en demeure de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF). Pour la première fois dans une compétition nationale, 35 athlètes ont subi un contrôle antidopage inopiné lors des championnats d'Éthiopie les 23 et 24 avril. Cinq coureurs qui participaient aux championnats du monde de marche par équipe, le week-end dernier à Rome, ont également été testés avant leur départ, a indiqué un responsable de la Fédération éthiopienne d'athlétisme.« Le dopage est un problème global. Beaucoup de pays sont affectés (...). L'Éthiopie ne sera pas épargnée », a expliqué le secrétaire général de la fédération d'athlétisme,...
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