Moteur caché, aimant, batterie dissimulée dans un cadre... L'Union cycliste internationale (UCI) « va pouvoir détecter toute forme » de tricherie mécanique grâce au nouveau test par résonance magnétique déployé depuis début janvier, qui a déjà permis de confondre la Belge Femke Van den Driessche (suspendue six ans), a déclaré son président Brian Cookson. Le dopage mécanique « est une question que nous prenons très au sérieux. Nous envoyons un message pour dire aux tricheurs : ''Si vous utilisez cette méthode, nous vous attraperons'' », a affirmé M. Cookson lors d'une présentation du nouveau système utilisé par l'UCI. Ce système par résonance magnétique « peut détecter toute forme » de fraude technologique, a-t-il assuré. La nouvelle méthode de scannage, préférée aux rayons X ou aux caméras thermiques, utilise une tablette, un boîtier, un adaptateur et un programme développé pour l'occasion, qui permettent à l'opérateur de contrôler un vélo complet, ses roues, son cadre, son groupe et autres composantes « en moins d'une minute », explique l'UCI. Le scanner crée un champ magnétique et la tablette détecte ensuite toute interruption de ce dernier qui serait causée par la présence d'un moteur, d'un aimant ou d'un objet solide comme une batterie dissimulée dans un cadre ou un autre composant.
Sport
Dopage mécanique : l’UCI s’arme contre la tricherie
OLJ / le 05 mai 2016 à 00h00

