Le calme est revenu à Tripoli dimanche après une nuit de heurts sporadiques entre deux groupes armés qui ont éclaté la veille en début de soirée et se sont prolongés jusqu'à l'aube, a constaté un journaliste de l'AFP.
Des policiers en uniformes étaient dimanche matin de retour sur l'artère principale de Hay al-Andalous, mais la circulation était moins dense que d'habitude pour le premier jour de la semaine en Libye.
Aucune information officielle n'était disponible sur les raisons de ces affrontements entre les deux groupes armés et sur d'éventuelles victimes.
"Nous avons été réveillés à deux reprises par le bruit des combats qui se déroulaient à plus de 5 kilomètres à vol d'oiseau de chez nous", a témoigné Selma Fathi, mère de famille.
Les affrontements ont commencé en début de soirée dans le quartier Hay el-Andalous, dans le nord de Tripoli, avant de s'étendre à d'autres quartiers dans la même zone. Ils se sont poursuivis jusqu'à l'aube.
Le quartier Hay el-Andalous abrite des ambassades et des résidences d'hommes politiques, dont certains membres du gouvernement d'union soutenu par l'Onu. Il se trouve à quelques kilomètres du QG de ce gouvernement, installé dans la base navale de Tripoli.
Ces combats sont les premiers dans la capitale libyenne depuis l'arrivée du gouvernement d'union et de son chef désigné Fayez al-Sarraj, dans la ville le 30 mars.
Les diplomates étrangers qui s'y sont succédé cette semaine ont proposé leur assistance pour aider la police à rétablir la sécurité.
Les chefs de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier et française Jean-Marc Ayrault ont notamment effectué samedi une visite surprise pour soutenir le gouvernement d'union, avec l'espoir qu'il contribue à mettre fin au chaos dans ce pays où croît la menace jihadiste.
Pays riche en pétrole situé à 300 kilomètres des côtes européennes, la Libye a sombré dans le chaos après la chute du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011 en raison des disputes entre milices armées.
A l'été 2014, le pays s'était retrouvé avec deux "gouvernements" rivaux après la prise de Tripoli par une coalition de milices, dont certaines islamistes, jamais reconnue par la communauté internationale.
Profitant des divisions et de la faiblesse des autorités, le groupe Etat islamique (EI) s'est implanté dans la ville de Syrte, sur la côte méditerranéenne, et a renforcé son ancrage en Libye.
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Libye: retour au calme à Tripoli après une nuit de heurts
AFP / le 17 avril 2016 à 14h37

