Berry, hier, en compagnie du cheikh d’al-Azhar au Caire. Photo Ani
Le président du Parlement, Nabih Berry, en visite au Caire pour présider la réunion de l'Union parlementaire arabe, s'est réuni avec le cheikh d'al-Azhar, Ahmad Tayeb, avec lequel il a discuté de la nécessité de « renforcer le dialogue pour affronter les défis en cours ».
Au sortir de son entretien, M. Berry a indiqué que les débats ont porté sur le dialogue au Liban, affirmant que le dignitaire égyptien « le bénit », tant à l'échelle des pourparlers entre le Hezbollah et le courant du Futur qu'au niveau de tous les Libanais.
S'agissant des développements sur la scène arabe et musulmane, les deux interlocuteurs se sont mis d'accord sur « la nécessité de réfréner la discorde dans les pays arabes et de consolider le dialogue », d'autant que « le premier et dernier bénéficiaire » de ces conflits « est Israël ». En réponse à une question sur un rôle éventuel du cheikh d'al-Azhar dans le dialogue entre les pays belligérants de la région, M. Berry a assuré qu'il est effectif, indiquant que « le cheikh Ahmad Tayeb a publié un ouvrage sur les libertés fondamentales ainsi qu'un communiqué évoquant son appui à la volonté des peuples arabes ».
Dans un entretien accordé à une chaîne de télévision égyptienne, M. Berry a évoqué son propre rôle, en tant que président de l'Union parlementaire arabe, dans la solution des conflits au sein de la nation arabe, affirmant que « loin d'être une diplomatie de la valise noire, la diplomatie parlementaire est une valise blanche » capable de remplir toutes les missions. Il a réitéré dans ce cadre sa mise en garde contre « le terrorisme takfiriste qui couvre le terrorisme de l'État d'Israël ».
Le communiqué publié après la séance de clôture de l'Union parlementaire arabe a d'ailleurs adopté la position de M. Berry concernant « la nécessité pour la diplomatie arabe d'encourager le dialogue entre les pôles arabes et les composantes internes de chaque pays de la région pour parvenir à résoudre les conflits en cours ».
Le texte a en outre affirmé le soutien des parlementaires arabes au Liban pour la libération de son territoire et le règlement de ses problèmes liés à l'afflux des réfugiés syriens et aux campements palestiniens. Le document a en outre exprimé l'appui des pays arabes aux échéances constitutionnelles libanaises, notamment à l'élection présidentielle et l'élaboration d'une loi électorale, manifestant également un soutien à l'armée face au terrorisme qui menace les frontières.


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