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Cinema- - À L’Affiche

« Colonia », ou l’amour du temps de Pinochet

Dans les années 70, au Chili, la prise du pouvoir par Pinochet au détriment de Salvador Allende se fait dans la violence et les victimes collatérales se comptent par milliers. Théâtre de la realpolitik prônée alors par le duo Nixon/Kissinger, le Chili tombe dans le chaos et une atmosphère de délation et de règlements de comptes s'installe. Lena, hôtesse de l'air allemande, rejoint son amoureux Daniel, allemand lui aussi, photographe et graphiste à temps partiel pour des groupuscules partisans d'Allende. Suite à une dénonciation, c'est ce soutien qui va lui coûter un long séjour à la Colonia Dignidad de laquelle le titre est tiré.
Alors que la France essaimait le monde de ses Club Med, un (faux) prêcheur allemand créait, lui, une secte qui servait à faire du commerce et même beaucoup d'argent. Elle était une base arrière à la dictature nazie, puisque celle-ci se servait en effet des infrastructures de la Colonia pour questionner les opposants, et plus si affinités. Emma Watson et Daniel Bruhl forment un couple engagé et crédible, lui, idéaliste comme seules les années 70 savaient créer ces personnages, et elle, réaliste et déterminée. Watson est à un point de sa carrière où elle sait que tout ne se règle pas d'un coup de baguette magique et Daniel Bruhl continue sa route, faite de rôles à chaque fois maîtrisés (Inglourious Basterds, Rush...).
La production est excellente et les seconds rôles parfaitement tenus. Réalisé par
Florian Gallenberger, dont c'est le troisième long métrage, le film est aussi une réflexion sur l'endoctrinement, politique ou religieux, et les pertes de liberté et d'autodétermination qui en découlent. Il reste cependant une question pour l'instant sans réponse : pourquoi le responsable des sous-titres tient-il absolument à traduire les chansons en même temps que les dialogues ?

Dans les années 70, au Chili, la prise du pouvoir par Pinochet au détriment de Salvador Allende se fait dans la violence et les victimes collatérales se comptent par milliers. Théâtre de la realpolitik prônée alors par le duo Nixon/Kissinger, le Chili tombe dans le chaos et une atmosphère de délation et de règlements de comptes s'installe. Lena, hôtesse de l'air allemande, rejoint son amoureux Daniel, allemand lui aussi, photographe et graphiste à temps partiel pour des groupuscules partisans d'Allende. Suite à une dénonciation, c'est ce soutien qui va lui coûter un long séjour à la Colonia Dignidad de laquelle le titre est tiré.Alors que la France essaimait le monde de ses Club Med, un (faux) prêcheur allemand créait, lui, une secte qui servait à faire du commerce et même beaucoup d'argent. Elle était une base...
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