Wayne Coyne, de Flaming Lips, sur scène au Carnegie Hall. Kevin Mazur/Getty Images/AFP
Près de trois mois après le choc provoqué par la mort soudaine de David Bowie, une poignée, parmi tous les musiciens influencés par son génie, ont donné deux concerts en son honneur intitulés « The Music of David Bowie », jeudi et vendredi à New York, dans deux des salles les plus légendaires de la grosse pomme, le Carnegie Hall et le Radio City Music Hall. Et, fidèles au rockeur qui sera resté inventif et moderne jusqu'au bout, nombre d'entre eux a préféré chercher de nouvelles voies pour explorer une œuvre riche et diverse, plutôt que de se contenter de reprises plus ou moins heureuses.
Nouveau regard sur l'étoile noire
Michael Stipe, chanteur et âme de R.E.M. a donné au public l'un des moments les plus forts de ces hommages, en transformant Ashes to Ashes en une ballade pour piano. Stipe, longue barbe banche et tunique, semblait s'adresser à Bowie dans l'au-delà, ou mieux encore pour l'inventeur du personnage de Major Tom, dans l'espace, dans un murmure très doux. Un moment si fort que le Radio City Hall et les milliers de chanceux qui ont pu se procurer des billets se sont recueillis dans un silence quasi complet. Stipe a laissé Karen Elson reprendre les emblématique paroles: I'm happy/And I hope you're happy too, alors que le compositeur Paul Cantelon égrenait la chanson sur un piano aux sonorités mélancoliques.
La première nuit d'hommage, au Carnegie Hall, devait servir à lever des fonds pour les écoles et les programmes d'enseignement de la musique. Les organisateurs ont ajouté une seconde date au Radio City Hall le lendemain, permettant de récolter plus de 300 000 dollars.
Donny McCaslin, le saxophoniste choisi par Bowie pour son dernier album Blackstar a interprété Lazarus. Bowie n'étant pas là pour répondre aux notes de McCaslin, le saxophoniste s'est donc servi de son instrument pour lui faire interpréter la chanson, voix et musique confondues. Les chanteuses Anna Calvi et Amanda Palmer ont réinterprété Blackstar avec le Kronos Quartet et le bassiste Jherek Bischoff.
Les Flaming Lips ont, eux, interprété Life on Mars. Si l'interprétation était classique, le leader du groupe a choisi de chanter drapé dans un foulard avec des néons clignotants, juché sur le dos d'un homme déguisé en Chewbacca, le géant à poils longs de Star Wars. Le rocker Joseph Arthur a choisi The Man Who Sold the World. Blondie, les Pixies, ou encore Perry Farrell de Jane's Addiction se sont montrés plus sages dans leurs hommages.
Shaun TANDON/AFP
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