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Moyen Orient et Monde

L’armée syrienne s’empare d’al-Qaryatayn et les rebelles d’al-Eis

Syrie

Quinze commandants de l'EI, accusés d'avoir dévoilé la position d'un de leurs chefs, ont été exécutés par les jihadistes.

OLJ
04/04/2016

L'armée syrienne s'est emparée, hier, de la ville d'al-Qaryatayn, l'un des derniers fiefs du groupe jihadiste État islamique (EI) dans le centre du pays, a affirmé la télévision d'État syrienne qui rapporte que « l'armée, en coopération avec les forces supplétives, rétablit la sécurité dans la totalité de la ville d'al-Qaryatayn après y avoir écrasé les derniers rassemblements des terroristes de Daech (acronyme arabe de l'EI) ».
« On peut pratiquement dire que la ville est tombée militairement, parce que le régime tient les collines environnantes », déclarait un peu plus tôt Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), qui a également précisé que « de violents combats se poursuivaient contre l'EI dans l'est et le sud-est » d'al-Qaryatayn. « Il ne restera à l'EI dans la province de Homs que le fief de Sokhné, à 70 km au nord-est de Palmyre », a expliqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH, une ONG qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie. La prise d'al-Qaryatayn, située à 120 km au sud-ouest de Palmyre, permettrait de sécuriser la cité antique et d'empêcher un retour des jihadistes qui y avaient détruit des trésors archéologiques et exécuté 280 personnes en 10 mois de présence. « La reprise d'al-Qaryatayn permettrait également à l'armée de reprendre la totalité de la badiya (désert syrien) » qui mène jusqu'à la frontière irakienne, contrôlée en majorité par l'EI, selon M. Abdel Rahmane.
Samedi, l'armée syrienne a annoncé avoir découvert à Palmyre un charnier comprenant les restes humains de 24 civils, dont trois enfants, et de 18 militaires exécutés par le groupe EI. Selon une source militaire et l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), il s'agit de dépouilles d'officiers et de membres de leurs familles exécutés par l'EI, entré dans la ville en mai 2015. L'armée est à « la recherche d'autres charniers », a précisé la source. « L'EI a exécuté au moins 280 personnes durant son occupation de Palmyre », a indiqué samedi à l'AFP Rami Abdel Rahmane.

Exécutions de jihadistes
L'OSDH a également fait état samedi de 40 morts dans les rangs de l'EI, surtout des étrangers, à la suite de frappes vraisemblablement russes sur un village au nord-ouest de Deir ez-Zor. La trêve entre régime et rebelles globalement respectée depuis le 27 février a permis au régime, appuyé par l'aviation russe, de se concentrer sur le groupe ultraradical, visé également par les frappes de la coalition dirigée par les États-Unis. Le groupe jihadiste a perdu au cours des dernières semaines plusieurs de ses commandants dans des frappes de la coalition conduite par Washington, qui mène depuis 2014 une campagne aérienne visant les jihadistes en Irak et en Syrie. Un commandant militaire du groupe, le Tunisien Aboul-Haija, a ainsi péri mercredi dans une attaque de drone vraisemblablement menée par la coalition. D'après le directeur de l'OSDH, Aboul-Haija avait été envoyé d'Irak vers la province d'Alep, sur ordre du chef de l'EI Abou Bakr el-Baghdadi. Quinze commandants de l'EI accusés d'avoir dévoilé la position d'Aboul-Haija ont depuis été exécutés par les jihadistes, a rapporté l'OSDH hier. Le sort de 20 autres hommes accusés de collaboration avec la coalition demeure inconnu, a-t-il ajouté. « Il s'agit du nombre le plus important d'exécutions de responsables de sécurité au sein de l'EI », a souligné M. Abdel Rahmane.

Les rebelles s'emparent d'al-Eis
D'autre part, l'observatoire a indiqué que 12 combattants du Hezbollah, qui soutient les forces gouvernementales syriennes, ont été tués dans des combats contre le Front al-Nosra (branche syrienne d'el-Qaëda) et des groupes rebelles alliés dans la province septentrionale d'Alep. Ils sont morts « dans les bombardements et les combats dans le sud de la province d'Alep, au cours de la violente offensive d'al-Nosra (...) et des rebelles avant-hier (vendredi), qui leur a permis de s'emparer d'al-Eis », affirme l'OSDH.
(Source : AFP)

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