Rechercher
Rechercher

Liban - Diplomatie

Bassil épinglé pour son attitude lors de la visite de Ban Ki-moon

Défendu par le bloc aouniste, le ministre des Affaires étrangères est critiqué par le Futur et les Kataëb.

Le courant du Futur et les Kataëb ont fustigé hier, le premier de manière directe, le second implicitement, l'attitude du ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, lors de la visite la semaine dernière au Liban du secrétaire général des Nations unies, Ban-Ki moon. M. Bassil était absent à l'accueil de M. Ban à l'aéroport et avait refusé de se réunir avec lui. Le bloc aouniste a, quant à lui, défendu naturellement le chef de la diplomatie libanaise, estimant qu'il n'avait fait aucune faute.

« Agissements nuisibles au Liban »
Le bloc parlementaire du Futur a appelé Gebran Bassil à « cesser ses agissements nuisibles au Liban » et à présenter ses excuses. Dans un communiqué publié à l'issue de sa réunion hebdomadaire, le bloc dénonce « l'attitude honteuse de Gebran Bassil vis-à-vis de Ban Ki-moon » et « ses accusations » contre ce dernier.
Samedi dernier, M. Bassil avait concédé des « erreurs de protocole ou de forme ayant pu marquer cette visite », en référence à son absence à l'accueil du secrétaire général de l'Onu à l'aéroport et son refus de se réunir avec lui. Le chef de la diplomatie libanaise avait estimé lors d'une conférence de presse que la récente visite de M. Ban n'était qu'« un simple détail par rapport à la manière globale viciée de la communauté internationale de traiter avec le Liban du dossier des déplacés syriens ». M. Bassil voulait dire par là que la communauté internationale cherche à favoriser l'implantation des réfugiés syriens au Liban.
« Ce point est non seulement une pure invention, il est surtout soulevé à la demande du Hezbollah », estime le bloc du Futur, rappelant les précédents ayant conduit au brouillage des relations entre le Liban et les pays du Golfe, et l'Arabie saoudite en particulier.

« Détourner l'attention »
De son côté, le bureau politique des Kataëb s'en est pris au camp aouniste, qui agite « le spectre de l'implantation des réfugiés », estimant que cela est fait pour « détourner l'attention du blocage de l'élection présidentielle ».
« Ce qu'il s'agit de faire, c'est d'élire un président et non de provoquer un défaut de quorum », estime le bureau politique dans un communiqué publié à l'issue de sa réunion hebdomadaire présidée par le chef du parti, Samy Gemayel, en référence aux députés du bloc aouniste et du Hezbollah, qui boycottent les séances électorales de la Chambre.
« Le président de la République est le pilier principal du partenariat national. C'est lui qui, selon la Constitution, est la premier à faire face à toute tentative d'implantation » de réfugiés, souligne le bureau politique Kataëb.
Par ailleurs, il déplore le fait que la commission ad hoc en charge de la loi électorale soit « l'otage de règlements de comptes politiques ». « Les divergences sur la loi électorale de 1960, ainsi que celles sur la proportionnelle, notamment dans la circonscription du Mont-Liban, où la répartition de certains sièges examinée en commission sert les intérêts de certains partis, se sont accentuées », est-il écrit dans le communiqué.

« Aucune erreur »
Plus tôt dans la journée, le bloc parlementaire du Changement et de la Réforme avait estimé que M. Bassil, chef du CPL, principale composante de ce bloc, n'avait commis aucune faute lors de la visite du secrétaire général de l'Onu.
« Gebran Bassil n'a commis aucune erreur protocolaire lors de la visite de M. Ban au Liban », a déclaré l'ancien ministre Salim Jreissati à l'issue de la réunion hebdomadaire du bloc, appelant les diverses parties à « sortir de la critique » et à « se concentrer sur les principes ».
Dans une interview accordée la semaine dernière à L'Orient-Le Jour au palais Bustros, le chef de la diplomatie avait réitéré ses mises en garde contre une implantation des réfugiés syriens au Liban. « Certains veulent régler la situation de manière permanente ici. C'est ce qu'on appelle l'implantation. C'est ce que nous rejetons catégoriquement ! » avait-il dit.

Le courant du Futur et les Kataëb ont fustigé hier, le premier de manière directe, le second implicitement, l'attitude du ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, lors de la visite la semaine dernière au Liban du secrétaire général des Nations unies, Ban-Ki moon. M. Bassil était absent à l'accueil de M. Ban à l'aéroport et avait refusé de se réunir avec lui. Le bloc aouniste a, quant à lui, défendu naturellement le chef de la diplomatie libanaise, estimant qu'il n'avait fait aucune faute.
« Agissements nuisibles au Liban »Le bloc parlementaire du Futur a appelé Gebran Bassil à « cesser ses agissements nuisibles au Liban » et à présenter ses excuses. Dans un communiqué publié à l'issue de sa réunion hebdomadaire, le bloc dénonce « l'attitude honteuse de Gebran Bassil vis-à-vis de Ban...
commentaires (7)

CORRECTION ! MERCI : .... le noyau de l’éhhh résistance à ce fascisme "identitaire" Sectaire.

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

08 h 06, le 01 avril 2016

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (7)

  • CORRECTION ! MERCI : .... le noyau de l’éhhh résistance à ce fascisme "identitaire" Sectaire.

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    08 h 06, le 01 avril 2016

  • M. Bassil est indigne et incompétent pour conserver son poste de Ministre. Il doit démissionner ou être démis de ses fonctions pour avoir abusé de son autorité à plus d'une occasion.

    Tony BASSILA

    00 h 44, le 31 mars 2016

  • SUR ORDRE DES SEIDES...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 35, le 30 mars 2016

  • Lorsqu'on se permet de confier les destinées de ce bled à de pareils énergumènes dont la culture (et l'education) volent au ras des pâquerettes, nul ne doit alors être surpris des résultats escomptés. Bassin et consort devront un jour répondre de leurs actes abjects et ridicules mais restera -t-il encore quelqu'un ici pour les mettre au coin et les coiffer de bonnets d'âne ?

    Tabet Karim

    10 h 08, le 30 mars 2016

  • Ce n'est que "pure" esbroufe....

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    09 h 56, le 30 mars 2016

  • La question de l'engagement dans ce "libanisme" outrepasse cette "question de réfugiés", et n'a nul rapport à la "libanaise identité". Ce n’est que de "pure" esbroufe ! Les "libanistes" les + actifs sont en réalité composés d’éhhh Libanais issus de toutes les communautés, et que le grimpion Gnome, au nom de cette même "identité", accuse ! Ce qui est un comble ! Ses catégorisations politiques l’ont rendu prisonnier d'une conception étroite de la question. Il est pris entre d'un côté le consentement à la dilution de tout dans ce Walïyoûlfakihisme, et de l'autre une théorie de "l'identité" qui serait son unique appui. C'est exactement comme si on disait que la seule alternative serait : ou le Walïyoûl-fakihisme ou le Libanisme ! Mais justement, il y a tout de même une politique qui n'est réductible ni à l'un ni à l'autre. Or le problème n'est pas de se crisper, comme le Gnome le fait, sur de prétendues "identités" et qu'on croit devoir restaurer pour organiser une "résistance" fantomatique. Le problème c'est de trouver une voie qui ne soit ni ce walïyoûlfakihisme, ni la construction forcenée d'ennemis intérieurs ou des pauvres réfugiés supposés saper cette "identité". Et là, ses pourfendeurs se sont adossés à la seule tradition qui ait refusé de se laisser embrigader par le nationalisme "pur" : A savoir à la mouvance Cédraie. C'est pourquoi la Cédraie a constitué, elle, since 05, le noyau de l’éhhh résistance à ce fascisme "identitaire".

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    09 h 14, le 30 mars 2016

  • Encore une fois, ce n'est pas en boudant juste le secrétaire général de l'ONU que le ministre des Affaires étrangères lui transmet son point de vue de manière efficace. Cette attitude relève de l'enfantillage. Il aurait dû reçevoir le chef de la diplomatie mondiale et lui transmettre publiquent mais de manière diplomatique le point de vue et les craintes du Liban.

    Halim Abou Chacra

    06 h 18, le 30 mars 2016

Retour en haut