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Lifestyle - Hot(On)Line

Eddie Platt a fait « liker » le ramassage des ordures

(Photos: AFP / Bertrand LANGLOIS)

Coup de gueule, puis coup de génie, l'Anglais Eddie Platt est devenu, en un selfie sur Facebook, l'un des chouchous des réseaux sociaux.
Casquette de base-ball, barbe poivre et sel, un tee-shirt où l'on peut lire made in Leeds, sa ville d'origine, Eddie promène depuis octobre sa longue silhouette (pas loin de 1,90 m) de journaux en plateaux télé pour parler de son initiative. Avec une page Facebook publiée en septembre, intitulée 1 Déchet par Jour/ 1 Piece of Rubbish, il souhaite inciter à ramasser canettes et papiers gras pour nettoyer les rues de Marseille, sa ville d'adoption dans le sud de la France.
Son idée est simple : poster un selfie sur les réseaux sociaux lorsqu'on ramasse un déchet pour le mettre à la poubelle. « À Marseille c'est admis de jeter, c'est mal de ramasser », a coutume de dire Eddie.
Si aujourd'hui le succès est là – plus de 5 000 fans sur les réseaux sociaux, des adeptes dans le monde entier, de Buenos Aires à New York et déjà plus de 10 tonnes de détritus récoltés –,
la démarche a d'abord été personnelle. « Je suis retourné l'été dernier à Leeds et j'ai réalisé que ma ville était sale, que la saleté ce n'était pas qu'à Marseille. Dire que depuis quatre ans je disais en Angleterre on est plus propre ! »
Eddie refuse le fatalisme et agit. Il poste mi-août un premier selfie sur Facebook depuis Roundhay Park, un grand parc de Leeds où il ramasse un déchet. La démarche fait des émules, l'histoire est en marche.
L'homme qui ne se définit pas comme écologiste mais plutôt comme citoyen militant est ensuite passé au ramassage de groupe : fin janvier, il a réussi le tour de force de faire lever quelque 350 Marseillais un dimanche matin pour débarrasser la colline de la Bonne Mère des détritus. Quelques semaines plus tard, il a récidivé sur le Vieux-Port.
« Eddie, c'est un gars qui a une énergie folle. Son idée, il en parle tout le temps, c'est vraiment un homme de réseaux sociaux », dit son ami Georges-Édouard Legré. Georges-Édouard, le « 100 % Marseillais », est sous le charme. « Je lui ai dit : "Si tu arrives à transformer les habitudes des Marseillais, tu es mon dieu". » Spécialiste du marketing viral, il a aidé Eddie à monter une page communautaire, puis un site et un compte Twitter. Romain Jouanaud, un jeune directeur artistique qui travaille dans le même espace de coworking qu'Eddie, a rejoint le projet : « Je lui ai dit laisse-moi faire un logo pour mettre en avant l'idée autrement que par des mots. »
Eddie Platt et ses amis sont maintenant à la recherche de fonds pour développer d'autres actions. « Ramasser, ça devient sexy, affirme l'Anglo-Marseillais. On ne va pas s'arrêter là. »

Hugues JEANNEAUD/AFP

Coup de gueule, puis coup de génie, l'Anglais Eddie Platt est devenu, en un selfie sur Facebook, l'un des chouchous des réseaux sociaux.Casquette de base-ball, barbe poivre et sel, un tee-shirt où l'on peut lire made in Leeds, sa ville d'origine, Eddie promène depuis octobre sa longue silhouette (pas loin de 1,90 m) de journaux en plateaux télé pour parler de son initiative. Avec une page Facebook publiée en septembre, intitulée 1 Déchet par Jour/ 1 Piece of Rubbish, il souhaite inciter à ramasser canettes et papiers gras pour nettoyer les rues de Marseille, sa ville d'adoption dans le sud de la France.Son idée est simple : poster un selfie sur les réseaux sociaux lorsqu'on ramasse un déchet pour le mettre à la poubelle. « À Marseille c'est admis de jeter, c'est mal de ramasser », a coutume de dire Eddie.Si...
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