C'était un mari, un père, le grand Marcel, le beau Marcel, d'un humour fin et calculé.
Toute sa vie il s'est battu contre la mort. Il a sauvé les uns et a vu mourir d'autres entre ses bras.
En fait, il a jonglé avec la vie et la mort. Un grand professeur, un des meilleurs cardiologues de son temps. Il a fait attention à son cœur toute sa vie, mais son esprit a toujours été perturbé par ses exploits.
Marcel, un mari, un père, Papi, Papito (pour Charlie), Hakim pour tous, tu nous as quittés dans ton sommeil, paisible. Dieu en a décidé ainsi. Que Sa volonté soit faite !
Nous t'avons aimé, chacun à sa façon, et toi tu nous l'as rendu au centuple. Toujours silencieux, tu as été un exemple pour nous tous.
Je n'oublierai jamais quand tu disais que la vie se gagne à la sueur du front. Nous avons suivi tes conseils. Tu as fait de nous des hommes qui te pleurent aujourd'hui.
Tu pars, au fait tu es déjà parti.
Tu discutes peut-être des cœurs avec le Seigneur maintenant.
Tu es mort avec panache, comme tu as vécu.
À bientôt Papi. Et prends soin de nos cœurs.
Josette, Charlie et Gilou
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Marcel faisait partie de cette race d'hommes qui ne passent pas inaperçus. Son élégance, sa courtoisie et son calme ont marqué à jamais les collègues et les étudiants qui ont eu la chance de le côtoyer.
Marcel était l'un des piliers de l'équipe de cardiologie et de chirurgie cardiaque à l'Hôtel-Dieu et à la faculté de médecine de l'Université Saint-Joseph. Il a participé activement à la formation de plusieurs générations de médecins et cardiologues libanais.
Le professeur Nahas était un éminent médecin, très apprécié par ses pairs et ses patients, car à sa remarquable compétence professionnelle venaient s'ajouter une gentillesse naturelle et un grand cœur.
Après une carrière professionnelle particulièrement distinguée, son départ à la retraite s'est fait avec l'élégance et la discrétion qui l'ont toujours caractérisé.
Marcel, aujourd'hui tu tires ta révérence en laissant derrière toi des amis qui tiennent à te dire que c'est un vrai privilège de t'avoir connu et un grand plaisir d'avoir pu travailler à tes cotés.
Pr Victor JEBARA
Chef de service de chirurgie
cardiovasculaire et thoracique
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Ce fut un véritable choc que je ressentis ce lundi matin lorsqu'arrivant à l'hôpital, un collègue m'apprit le décès de Marcel.
Il fut, pour moi, un compagnon d'une vie professionnelle, écoulée jour après jour, durant des décennies, dans le même hôpital, le même département, avec le même et unique objectif : soigner et apprendre à soigner des malades.
Je m'aperçois avec une pénible émotion que je parle déjà de lui au passé, alors que j'étais son aîné et qu'il vient de partir avant moi.
Tout ce que j'en dirai est qu'il était un homme d'une grande tenue morale et d'une éthique exemplaire. Il travaillait avec discrétion, compétence et dévouement, sans jamais chercher à passer la rampe, se soucier de la moindre ostentation, indifférent à l'imposture des grands apparats.
Si, de ce fait, sa parole n'a pas revêtu, aux yeux de certains, cet éclat faussement éblouissant, elle a toujours éclairé et c'est à sa lumière que j'ai su prendre, dans des moments difficiles, les justes décisions.
À tout le moins, je lui devais cet hommage reconnaissant.
Comme le disait Jean Cocteau : « Le vrai tombeau des morts est le cœur des vivants. »
Ainsi vu, Marcel aura une sépulture dans le mien et dans celui de tous ceux qui l'ont véritablement connu.
Pr ÉLIE CHECRALLAH

